
Taxe unique et télémarketing sauvage : tels sont les deux fronts sur lesquels le Projet de loi sur la concurrence « entre » dans le secteur des télécommunications. Les articles 11 et 13 du projet, que le CorCom a pu prendre connaissance, visent d'une part à clarifier le poids de la Tassela taxe foncière unique, sur les occupations permanentes du domaine public ; d'autre part, étendre les protections des utilisateurs face aux propositions commerciales à distance, terrain souvent associé au phénomène de télémarketing sauvage.
Le fil conducteur est la nécessité de rendre le marché plus ordonné : des règles plus claires pour ceux qui construisent ou utilisent des infrastructures, de plus grandes garanties pour ceux qui reçoivent des offres commerciales sur les services de communications électroniques.
Le texte est attendu en Conseil des ministres d'ici juillet.
Coupe, le seuil minimum reste chez le concessionnaire
L'article 11 modifie le règlement de Frais de propriété unique applicable aux occupations permanentes du domaine public pour les services de communications électroniques. L'objectif indiqué dans le texte est d'éviter que les redevances locales ne deviennent un frein au développement des infrastructures numériques et à la concurrence entre opérateurs.
Le point central est la distinction entre ceux qui possèdent l’infrastructure et ceux qui l’utilisent. Le projet prend note d'un modèle désormais consolidé dans TLC : un réseau peut être créé et géré par une entité d'infrastructure, souvent avec une logique de gros, tandis que plusieurs opérateurs de détail l'utilisent pour offrir des services aux utilisateurs finaux.
Dans ce contexte, le texte établit que seul le concessionnaire de l'infrastructure est tenu de payer la redevance dans le seuil minimum. Les opérateurs qui utilisent ce réseau pour fournir des services à des tiers paient toutefois la redevance uniquement au prorata du nombre de ses utilisateurs finaux présents sur le territoire communalsans appliquer le seuil minimum.
Stoppez le risque de doubles retraits sur le même réseau
Cette innovation permet d'éviter que la même infrastructure génère plusieurs paiements minimums : un payé par le concessionnaire et d'autres payés par les opérateurs qui s'appuient sur le réseau pour atteindre les clients. Le critère devient plus conforme au rôle réel des différents sujets dans la chaîne de service.
Ceux qui occupent directement le domaine public continuent de supporter la charge liée au seuil minimum. Ceux qui utilisent l'infrastructure paient en fonction de l'utilisation commerciale du réseau, mesurée à travers les utilisateurs finaux présents dans la municipalité.
C’est une étape importante pour le marché du très haut débit et des nouvelles architectures numériques, où le partage des infrastructures est de plus en plus central. La règle tente d’aligner le retrait local sur un écosystème dans lequel réseau et service ne coïncident pas toujours dans la même entité..
Le projet clarifie également le cas dans lequel le concessionnaire est en même temps un prestataire de services. Si le montant au prorata est supérieur au seuil minimum, seul le montant au prorata est dû. Ici aussi, l'objectif est d'éviter les chevauchements et de rendre le mécanisme plus linéaire.
Parce que la mesure pèse sur les investissements
Le thème de la Coupe n'est pas seulement fiscal ou administratif. Pour les opérateurs, la prévisibilité des coûts locaux affecte la planification des investissements, notamment en ce qui concerne la fibre optique, les infrastructures radio, le backhauling et les réseaux de nouvelle génération.
Dans un secteur où le modèle grossiste-détail est de plus en plus répandu, la distinction entre revendeur et utilisateur opérateur devient déterminante. Tout le monde n’occupe pas physiquement les terres publiques, tout le monde ne contrôle pas les infrastructures et tout le monde n’a pas besoin d’être traité de la même manière en ce qui concerne le seuil minimum.
Télémarketing, les protections s'étendent aux TLC
L’article 13 s’attaque plutôt au télémarketing sauvage. Le projet modifie le Code de la consommation pour l'étendre à services de télécommunications certaines garanties déjà prévues pour l'approvisionnement en électricité et en gaz. La majorité avait tenté d'introduire la restriction des appels téléphoniques commerciaux pour les télécommunications lors de l'examen parlementaire tant du décret d'accises que du précédent décret fiscal, sans toutefois parvenir à insérer la disposition considérée comme étrangère au sujet.
Le texte à l'examen vise à créer un cadre plus uniforme entre les secteurs d'utilité publique. Les règles destinées aux propositions commerciales à distance ne resteraient donc pas limitées à l'électricité et au gaz, mais s'appliqueraient également aux offres de connectivité et de communication électronique.
L'amendement inclut expressément les services de télécommunications parallèlement à la fourniture d'électricité et de gaz. En outre, il élargit la référence aux propositions commerciales relatives aux biens, produits ou services offertsrenforcer le périmètre de protection.
Plus de contrôle sur les offres non sollicitées
L’objectif politique et réglementaire est de contrecarrer les pratiques agressives, les contrats opaques et les adhésions mal informées. Le télémarketing reste l'un des canaux les plus délicats, car la relation entre opérateur et client se construit souvent en quelques minutes, avec le risque que le consensus ne soit pas suffisamment clair.
L’article 13 ne réécrit pas de toutes pièces la régulation de la vente par téléphone, mais intègre les TLC dans un système de garanties plus proche de celui déjà appliqué aux autres services essentiels. Pour les utilisateurs, cela signifie une plus grande protection dans la phase de proposition et de confirmation du contrat ; pour les opérateurs, cela signifie plus d'attention à la traçabilité du consentement et à l'exactitude de la communication commerciale.
Le choix de combiner les télécommunications, l'énergie et le gaz confirme que ces marchés, bien que différents les uns des autres, partagent un élément commun : ce sont des services récurrents, indispensables dans la vie quotidienne et souvent vendus à distance.
Un équilibre entre développement et confiance
Les articles 11 et 13 travaillent sur deux dimensions différentes mais liées. Le CUP concerne la durabilité économique des réseaux et la répartition correcte des coûts entre concessionnaires et opérateurs de détail. La répression des offres commerciales concerne plutôt la confiance des utilisateurs et la qualité des pratiques commerciales.
Le résultat est une intervention limitée mais significative. D'un côté, on essaie d'éviter les duplications dans les coûts des infrastructures partagées, de l'autre, les protections destinées à endiguer les distorsions de la vente à distance sont étendues aux télécommunications..
Un message important pour les opérateurs télécoms : le développement des réseaux doit s'accompagner de règles plus cohérentes avec les nouveaux modèles industriels, tandis que la concurrence commerciale doit rester dans un périmètre de transparence et de responsabilité.