
LE résultats 2025 De Éricsson ils montrent une entreprise en pleine consolidation stratégique, avec une structure plus légère et un modèle opérationnel orienté logiciel. Le quatrième trimestre est marqué par une croissance organique dans toutes les divisions, tandis que l'année entière met en évidence des marges plus élevées et une solide génération de trésorerie. La trajectoire s'inscrit dans un contexte de ralentissement du marché du Ran, mais les données confirment une capacité d'adaptation basée sur des investissements ciblés et une importance croissante des solutions cloud.
En présentant les résultats, le PDG Börje Ekholm souligne la solidité de la stratégie poursuivie ces dernières années. « Nos résultats du quatrième trimestre – précise-t-il – démontrent une solide exécution des priorités stratégiques. Il est encourageant d'avoir réalisé une croissance organique dans un contexte RAN stable, grâce aux progrès dans les réseaux critiques, le cœur 5G et l'entreprise ». Le chemin de transformation repose sur des interventions opérationnelles structurelles qui optimisent les marges et les flux de trésorerie.
Une clôture d’année appuyée par un logiciel
Le quatrième trimestre met en évidence l'accélération du segment cloud. Les ventes globales ont augmenté de 6% sur une base organique, tandis que le secteur Logiciels et services cloud avance de 12%. L'augmentation des logiciels contribue à une marge brute ajustée de 48 %, contre 46,3 % en 2024. L'effet positif contraste avec la pression monétaire, qui limite l'expansion de la rentabilité.
Les autres divisions offrent une contribution équilibrée. Les régions d’Europe, du Moyen-Orient et d’Afrique affichent une reprise, tandis que l’Amérique reste stable et l’Asie du Nord-Est recule. La diversification géographique atténue l'impact des fluctuations du cycle d'investissement des réseaux mobiles, de plus en plus liées aux dynamiques macroéconomiques et aux projets des grands opérateurs.
La marge d'Ebitda ajusté pour le trimestre s'est établie à 18,3 %, bien au-dessus des 14,1 % de l'année précédente. La croissance provient en grande partie de la performance de la division Réseaux mobiles, qui bénéficie d'une structure de coûts plus efficace. La génération de cash atteint 14,9 milliards de couronnes avant fusions et acquisitions, confirmant la solidité de la gestion financière.
Une année en équilibre entre chiffre d’affaires stable et rentabilité en hausse
La photo annuelle montre un augmentation organique des ventes de 2%. La contribution des pôles logiciels et services Réseaux et Cloud compense le contexte moins favorable du marché du Ran. Les ventes globales atteignent 236,7 milliards de couronnes, soit une légère baisse nominale due aux fluctuations monétaires.
La marge brute ajustée pour 2025 s'élève à 48,1%, grâce notamment aux améliorations de la division Réseaux mobiles. L'entreprise est confrontée à un effet de change négatif de 7,2 milliards de couronnes, mais parvient néanmoins à accroître sa rentabilité opérationnelle. L'EBITA ajusté s'élève à 42,9 milliards, avec une marge de 18,1 %. Ce chiffre intègre le bénéfice de la vente de la filiale Iconectiv, qui contribue également au retour sur capital investi, qui s'élève à 24,1%.
Au cours de l'année, la génération de trésorerie reste élevée, avec 26,8 milliards de couronnes avant opérations extraordinaires. La situation financière s'améliore sensiblement : la liquidité nette atteint 61,2 milliards contre 37,8 milliards en 2024. Ce niveau renforce la disponibilité nécessaire pour soutenir les nouveaux investissements et la politique de rémunération des actionnaires.
La stratégie technologique se concentre sur l’IA et l’automatisation
La progression des marges s'accompagne d'une évolution technologique visant des réseaux plus intelligents. Ericsson oriente ses investissements de recherche vers des solutions Natif de l'IAinfrastructures autonomes et systèmes de sécurité avancés. L’objectif est de consolider le leadership dans l’orchestration de réseaux complexes et la gestion intelligente du trafic.
Ekholm souligne cette direction dans le commentaire des résultats : « Les investissements dans la recherche et le développement pour étendre le leadership technologique se sont poursuivis, en mettant l'accent sur les réseaux mobiles intelligents, sécurisés et autonomes. » Ce choix vise à réduire l'exposition aux cycles du marché des infrastructures, tout en offrant de nouveaux services modulaires aux grandes entreprises clientes.
La croissance des logiciels contribue également à accroître la prévisibilité des flux de revenus, grâce à des modèles de vente récurrents et à une plus grande intégration des services de support et d’automatisation.
Les marchés critiques et d’entreprise comme leviers pour 2026
Les perspectives illustrées par le groupe indiquent une année 2026 stable pour le marché Ran. L'entreprise identifie cependant deux axes de croissance : le secteur mission critique et solutions d'entreprise. Les opportunités incluent les réseaux privés, la connectivité résiliente, l’automatisation des processus industriels et les plateformes de périphérie intégrées.
L'entreprise prévoit d'augmenter ses investissements dans le secteur de la défense en 2026. L'expansion de ce secteur répond à la demande croissante de communications sécurisées et d'infrastructures interopérables. Dans le même temps, l'entreprise poursuit son processus d'optimisation des coûts, dans le but de maintenir ses marges et de générer des liquidités même dans un scénario de marché complexe.
Politiques de gouvernance et de rémunération
Le conseil d'administration propose une augmentation du dividende à 3 couronnes par action et un programme de rachat de 15 milliards de couronnes. Ce choix reflète la confiance dans la capacité future à générer des liquidités et représente un signal de stabilité financière.
Ekholm confirme la solidité du profil de l'entreprise : « Nous avons généré un solide flux de trésorerie disponible et disposons d'une solide position de trésorerie. Le conseil d'administration proposera un dividende plus élevé et demandera également un mandat de rachat de 15 milliards », conclut-il.
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