parce que Fermo a également besoin de plus d'attention numérique

parce que Fermo a également besoin de plus d'attention numérique

Le début de l’année 2026 est marqué par une multiplication des cyberarnaques ciblant les citoyens et les contribuables en exploitant le nom de l’Agence des Revenus. Les faux remboursements IRPEF, les faux délais de cryptomonnaie et les sites Web clonés ne sont que la pointe de l’iceberg d’un phénomène plus vaste, étroitement lié à l’utilisation croissante de l’intelligence artificielle et des deepfakes. Dans une zone comme celle de Fermo, composée de petites entreprises, de professionnels et de familles, l'information et la prudence deviennent des outils fondamentaux de défense.

L’année 2026 s’ouvre sur un signal d’alarme sur le front de la cybersécurité. Au cours des premières semaines de janvier, les tentatives d’escroquerie en ligne utilisant frauduleusement le nom et l’image de l’Agence des revenus se sont multipliées. Il ne s'agit pas d'épisodes isolés ou lointains : ces messages arrivent également dans les boîtes de réception des citoyens de la zone de Fermo, souvent de manière indistincte, touchant les jeunes, les personnes âgées, les travailleurs et les retraités.

L’un des stratagèmes les plus répandus exploite une prétendue date limite imminente pour la déclaration des crypto-monnaies. Les emails parlent d’obligations non reportables et de sanctions à venir, créant un climat d’anxiété qui pousse les gens à cliquer sans réfléchir. C'est une technique qui a fait ses preuves : quand on a peur de se tromper auprès du fisc, on a tendance à agir vite.

Le lien contenu dans ces communications mène vers des sites Web qui imitent presque parfaitement les sites officiels. Logos, couleurs, langage bureaucratique : tout semble authentique. Une fois à l'intérieur, un assistant est lancé qui commence par les données personnelles et demande rapidement des informations extrêmement sensibles, telles que les informations d'identification du portefeuille numérique. À ce stade, le mal est fait.

Aux côtés des cryptomonnaies, une arnaque plus traditionnelle mais toujours efficace revient : le faux remboursement IRPEF. Le message informe le contribuable d'un crédit en sa faveur, avec des chiffres crédibles et des références précises à l'année fiscale. Là aussi, l’objectif est de pousser les gens à cliquer sur un lien qui n’a rien d’institutionnel.

Certains courriels vont même jusqu’à indiquer que l’Agence des revenus ne demande jamais de données sensibles par courrier électronique. Mais immédiatement après, ils vous invitent à accéder à une zone réservée via un lien. C’est précisément ce contraste qui rend l’arnaque encore plus insidieuse.

L'Administration financière s'est clairement distanciée de ces communications, précisant qu'elle n'envoie jamais de demandes de données personnelles par courrier électronique et par liens. Les communications officielles ne transitent que par des canaux bien définis et consultables depuis le portail institutionnel.

Pour les citoyens de la région de Fermo, souvent moins habitués à naviguer dans les acronymes numériques et les procédures en ligne, la meilleure défense reste la prudence. Des adresses Web étranges, des tons alarmistes, des demandes de données sensibles et de petites erreurs dans le texte devraient tirer la sonnette d’alarme. En cas de doute, il vaut mieux ne pas cliquer et toujours vérifier via les canaux officiels.

Pour vérifier l'authenticité d'une communication, il est conseillé de consulter la section anti-phishing du site Internet de l'Agence des revenus ou de contacter directement les bureaux compétents. Même une simple discussion avec un comptable local ou la CAF peut éviter des erreurs coûteuses.

Le sujet des escroqueries numériques est de plus en plus lié à celui de l’intelligence artificielle. Le Garant de la protection des données personnelles a récemment émis un avertissement concernant l'utilisation d'outils capables de créer des images, des vidéos et des voix artificielles, appelés deepfakes.

Avec ces technologies, il est possible d'attribuer à une personne des mots ou des comportements qu'elle n'a jamais vécus. La vidéo et l’audio peuvent être manipulés de manière si réaliste qu’ils peuvent tromper n’importe qui, avec des risques allant de la diffamation au vol d’identité.

La voix et l’image sont des données personnelles à tous égards et, dans certains cas, des données biométriques. Leur utilisation sans consentement viole le droit à l’autodétermination informationnelle, l’un des piliers de la protection européenne de la vie privée.

Le Garant rappelle non seulement les utilisateurs, mais aussi les plateformes technologiques, qui doivent intégrer la protection des données dès la conception des services. C'est le principe du «privacy by design», fondamental dans un monde de plus en plus numérique.

Les escroqueries fiscales et les deepfakes ne sont pas des problèmes lointains ou réservés aux grands centres. Ils concernent également notre territoire. S'informer, ralentir avant de cliquer et utiliser uniquement les canaux officiels sont aujourd'hui des gestes de responsabilité civile. À l’heure où le numérique s’invite dans tous les aspects de la vie quotidienne, la sécurité dépend avant tout de la prise de conscience des citoyens.

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