Des rendements obligataires trop élevés ? Ce que révèle le déséquilibre caché

Des rendements obligataires trop élevés ? Ce que révèle le déséquilibre caché

Les taux réels sur les obligations à long terme signalent des déséquilibres. Voici les stratégies institutionnelles dans un contexte d’actions des Banques Centrales et d’inflation.

Les marchés financiers traditionnels sont influencés par deux éléments interconnectés. La première concerne les décisions de Réserve fédéraleBCE et Banque du Japon sur les taux. La seconde est la course de retours des obligations sur les maturités longues, tirées au fil des mois par les tensions sur l'inflation. Les trentenaires voyagent à des niveaux élevés par rapport à leurs références passées. Sous ces chiffres, cependant, pourrait se cacher un déséquilibre qui est appelé à se résorber tôt ou tard.

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La situation des actions mondiales reste solide avec le Indices américains proche des sommets historiques. En toile de fond, pèsent cependant les décisions imminentes de trois acteurs majeurs banques centrales attendu dans les semaines à venir. La Réserve fédérale maintient le taux à 3,75 %, tandis que la BCE et la Banque du Japon viennent de le relever de 25 points de base.

Taux d'intérêt de la banque centrale
Taux d'intérêt de la banque centrale

Les trajectoires de politique monétaire semblent incertaines et divergentes entre les principales économies mondiales. Là Fed reste en pause restrictive, le BCE est revenu se resserrer, le Japon la lente normalisation se poursuit. Le monde dans lequel tout le monde était soudé n’existe plus, et cette divergence entraîne des changements et des flux globaux.

Inflation et tensions géopolitiques à long terme

Le véritable moteur de ces semaines reste cependant leinflationqui est revenu avec force au centre de l'attention des opérateurs. Les données Américain a vu l'inflation retomber à 3,5%, mais loin de l'objectif de 2% fixé par la Fed. Les tensions entre les États-Unis et l’Iran ont alimenté les craintes concernant les prix de l’énergie et les attentes futures en matière de prix.

Rendements des obligations à 30 ansRendements des obligations à 30 ans
Rendements des obligations à 30 ans

Ce climat d'incertitude a contribué à faire progresser déclarations de titres à long terme. L'obligation britannique à trente ans rapporte actuellement 5,68%, celle américaine 5,08%, tandis que l'Italie s'établit à 4,73%. Ça frappe comme le Trente ans du Japon rapporte aujourd’hui plus que le Bund allemand, un dépassement impensable il y a quelques années encore et signe de la normalisation initiée par la Banque du Japon.

Une hausse des rendements signifie donc une baisse des valeurs nominales des obligations déjà en circulation sur le marché.

Taux réels élevés : le déséquilibre caché

Passage rendements et inflation, un fait apparaît qui mérite une attention particulière, à savoir la taux réel. Corrigée de l'inflation, l'obligation américaine à trente ans offre environ 1,58%, l'obligation britannique 2,88%. Il s’agit de valeurs historiquement élevées, bien supérieures au seuil de 1 % considéré comme normal pour une économie mature.

Inflation États-Unis-UE-JAP-Royaume-UniInflation États-Unis-UE-JAP-Royaume-Uni
Inflation États-Unis-UE-JAP-Royaume-Uni
Infalzine USA-EU-JAP-UKInfalzine USA-EU-JAP-UK
Inflation États-Unis-UE-JAP-Royaume-Uni

Le Japon représente le cas le plus emblématique, avec un taux long réel proche de 2,4% net. Un niveau tout simplement impensable pour un pays ancré depuis des décennies à des taux proches de zéro. La normalisation de la Banque du Japon remodèle profondément la courbe des taux japonaise.

Le scénario qu'un trader pourrait saisir

UN déséquilibre similaire ouvre une lecture opérationnelle tout sauf banale pour les investisseurs les plus attentifs. Si les taux réels sont vraiment excessifs, même moi rendements nominaux les taux actuels pourraient s’avérer trop élevés. En l’absence de nouvelles hausses des taux officiels, la courbe pourrait donc avoir tendance à retracer dans les prochains mois.

Dans ce scénario, certains opérateurs pourraient avoir entamé une position haussière sur les obligations à long terme. Une éventuelle baisse des rendements ferait en effet grimper les prix des titres déjà émis précédemment. Toutefois, la balle reste fermement entre les mains des banques centrales, seuls arbitres de la prochaine direction. Ce type d'opération est typique des institutions qui ont des horizons à long terme et non du commerce de détail qui opère plutôt à court terme.

Le même mécanisme du taux réel explique aussi faiblesse récent deor, sur la défensive depuis des mois maintenant. Un sujet que nous avons approfondi dans notre analyse dédiée à actif refuge qui ne protège plus.

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