
Cette année, les investisseurs ont pu compter sur les meilleures conditions jamais vues sur tous les marchés et le taureau se dirige vers un riche rallye du Nouvel An.
« Cette année, c’est vraiment difficile de ne pas faire fructifier son argent. » Une provocation de le journal Wall Street qui montre comment, après des années de déceptions, les investisseurs ont pu compter sur les meilleures conditions de tous les temps grâce à des facteurs favorables « aux quatre coins des marchés ». Une situation qui a rendu toutes sortes de choses possibles rallye : actions, obligations, or mais aussi cryptomonnaies. «Ceux qui s’en remettaient à la formule traditionnelle (c’est-à-dire 60 pour cent en obligations, 40 pour cent en actions) remportent cette année 17 pour cent. C’est avec ces références que Toro se lance dans un riche rassemblement pour le réveillon du Nouvel An.
Obligations : les rendements au plus bas depuis plusieurs mois
L’évolution des titres à revenu fixe alimente à nouveau la tendance haussière, notamment à la bourse italienne. Le Marché obligataire italien a enregistré ce matin une baisse du rendement à 10 ans en dessous de 3,50%, des niveaux jamais vus depuis août 2022. Cela s’inscrit dans un contexte où la zone euro vise des baisses de taux d’intérêt pour l’année prochaine, tandis que la faible liquidité amplifie les mouvements de marché.
En fin de matinée, propagé sur le Bund à dix ans, il se situe autour de 155 points de base, soit le même niveau que la dernière clôture, le plus bas depuis juin, à des années lumières des sommets (550/600) atteints au moment le plus aigu de la crise grecque, lorsque les règles étaient l’inflexible Wolfgang Schauble. Aujourd’hui, dans toute la zone euro, les rendements ont atteint des niveaux planchers depuis plusieurs mois, le marché se concentrant sur la perspective d’une baisse des taux d’intérêt d’ici quelques séances de fin d’année. Les investisseurs anticipent actuellement une baisse des taux d’intérêt d’environ 165 points de base en 2024, contre 150 la semaine dernière et 140 le 15 décembre, malgré les appels à la prudence de Francfort.
Le dernier appel à la prudence est venu de Isabelle Schnabel : Vendredi, le faucon a souligné que la Banque centrale européenne avait encore du chemin à parcourir avant de ramener l’inflation à 2 %. Pendant ce temps, le marché se prépare pour le début de 2024, qui s’annonce comme une offre abondante d’obligations d’État.
Piazza Affari en hausse, l’or au plus haut des 3 dernières semaines
Mais le rallye concerne tous les actifs : pas seulement Place des affaires +0,31 en fin de matinée soit +25% depuis le début de l’année. Mais en attendant une nouvelle hausse des tarifs (attention particulière aux petites et moyennes entreprises), les autres actifs, qui brillent comme à Wall Street, méritent une attention particulière.
L’or (2 066 $) se négocie à un plus haut de trois semaines. Les données de vendredi dernier ont renforcé les attentes quant au début d’un long cycle de baisses de taux dès le premier trimestre 2024 : après que le Bureau of Economic Analysis a annoncé qu’en novembre le déflateur PCE avait enregistré une augmentation de +2,6 % sur un an, en décélération par rapport à +2,9% en octobre.
Ça monte aussi l’euro sur le dollar à son plus bas niveau depuis août. Les marchés parient que la Fed réduira ses taux d’intérêt avant la BCE et déjà d’ici mars 2024, d’autant plus que des données récentes ont montré un refroidissement prolongé de l’inflation américaine. Le billet vert est en passe d’afficher sa pire performance depuis 2020 face à un panier de six grandes devises mondiales. Face à l’euro, la perte est d’environ -3,5%. Bitcoin (42 600 USD) a peu changé par rapport à -2,7% hier. Il est probable que quelques prises de bénéfices soient en cours, étant donné que 2023 s’apprête à clôturer sur un bond de +160% et que le marché attend toujours « certains » développements sur la question de la cotation des ETF Bitcoin à Wall Street, jugée cruciale. pour peindre le scénario futur des crypto-monnaies.