
Claude a aidé un utilisateur à récupérer un ancien portefeuille Bitcoin verrouillé depuis plus de dix ans. Ils étaient à l'intérieur 5 BTCun chiffre qui vaut aujourd’hui environ 400 000 dollars et qui semblait désormais inaccessible. Ce qui est intéressant, c’est que l’IA n’a pas simplement « deviné » un mot de passe : elle a reconstitué le problème en analysant les fichiers, les sauvegardes et les tentatives infructueuses.
Le portefeuille remonte à une époque où de nombreuses configurations Bitcoin étaient moins linéaires qu’aujourd’hui. Une phrase mnémonique pourrait récupérer certaines adresses, mais pas nécessairement toutes les clés importées ou stockées dans d’anciens fichiers cryptés. L'utilisateur avait déjà essayé d'utiliser btcrecovermais une combinaison incorrecte du mot de passe du candidat et de la clé partagée a empêché la procédure d'arriver au résultat correct.
Le tournant s'est produit lorsque l'intégralité des archives de l'ancien ordinateur a été remise à l'assistant. Claude a repéré un portefeuille de sauvegarde plus ancien, avant le changement de mot de passe problématique, et a signalé l'erreur bloquant les tentatives de récupération.
L'IA n'a pas forcé la porte : elle a trouvé la clé oubliée dans le tiroir de droite.
Une fois le flux corrigé, l'outil de récupération a pu extraire le clés privées nécessaire pour déplacer les fonds. Il s’agit d’un cas très différent de la pure force brute : les 3 500 milliards de mots de passe mentionnés dans l’histoire font partie du chemin de recherche, mais le succès final dépend avant tout du contexte trouvé dans les données. C'est également la raison pour laquelle l'histoire est liée au rôle croissant des assistants IA dans les flux de travail techniques, un thème qui a également émergé récemment avec la répression de Microsoft contre Claude Code.
La récupération n’élimine pas les risques. La transmission d’archives personnelles, de fichiers de portefeuille ou d’anciennes sauvegardes à un service d’IA nécessite une extrême prudence, car ils peuvent contenir des clés, des phrases de départ, des documents privés et des informations pouvant être réutilisées dans des attaques ciblées. Dans ce cas, l'utilisateur cherchait à contrôler ses propres fonds, mais la capacité même de corréler des fichiers dispersés peut devenir délicate lorsque les données ne sont pas gérées dans un environnement sécurisé.
Le point technique reste notable : un modèle linguistique peut être utile non pas parce qu'il remplace des outils spécialisés, mais parce qu'il permet de comprendre pourquoi ces outils ne fonctionnent pas. Lors de la récupération d'anciens portefeuilles, le problème n'est souvent pas seulement le mot de passe, mais aussi l'historique confus des migrations, des sauvegardes, des fichiers en double et des formats modifiés. Ici Anthropique se retrouve au centre d'un cas très pratique : mettre de l'ordre dans des années de tentatives comptait plus que la force brute.