Chiffrement de bout en bout, Ovhcloud rachète Seald

Chiffrement de bout en bout, Ovhcloud rachète Seald

OUvhcloud acquiert Scelléune entreprise française spécialisée dans technologies de chiffrement de bout en bout. Il s'agit d'une étape fondamentale dans la stratégie du groupe qui vise à proposer un cloud fiable capable de combinez sécurité et conformité réglementaire pour les cas d’utilisation les plus critiques.

En effet, grâce à l'offre de Seald, Ovhcloud pourra désormais intégrer un composant technologique de pointe en matière de protection des données. à travers un modèle « zéro connaissance ».

Une technologie de chiffrement simplifiée pour les applications web et mobiles

Le modèle vous permet de chiffrer le contenu avant de l'envoyer et ne peut être déchiffré que par les utilisateurs finaux sur leurs appareils. Nous parlons donc d'un système qui cela rend également les informations inaccessibles au fournisseur d'hébergement. Ce n'est donc pas un hasard si le SDK développé par Seald a obtenu l'approbation de sécurité CSPN délivré par l'ANSII, l'Agence française de cybersécurité.

Plus précisément, le modèle permet une intégration rapide du chiffrement de bout en bout dans les applications Web et mobiles, sans nécessiter de compétences cryptographiques avancées. Les solutions permettent la gestion des droits d'accès, la rotation des clés de chiffrement, la gestion multi-appareils et la récupération sécurisée des clés privées.

Renforcer l’engagement en faveur de la protection des données clients

Grâce à cette acquisition, Ovhcloud peut intégrez nativement le chiffrement de bout en bout dans votre catalogueaux côtés des solutions de sécurité existantes (Secret Manager, Kms, Hsm) pour offrir une chaîne de protection complète, du backend au terminal de l'utilisateur.

La nouvelle offre permettra aux organisations clientes de concevoir une plateforme technologique distinctive capable de répondre à des cas d'usage extrêmement sensibles, enrichissant et accélérant le développement de solutions ultra-sécurisées pour les entreprises et les organisations publiques.

La demande en solutions de chiffrement est croissante : la position de Privatim

La démarche d'Ovhcloud s'inscrit dans un scénario caractérisé par une méfiance croissante envers le concept de simple résidence des données. En effet, de plus en plus souvent, les autorités de régulation elles-mêmes demandent le contrôle des clés de chiffrement de leurs données.

Pensez juste à ça Privéun collectif de délégués à la protection des données des collectivités locales suisses, a appelé leurs employeurs à Évitez d'utiliser des solutions internationales de type logiciel en tant que service pour les données gouvernementales sensiblesà moins que les agences elles-mêmes ils n'implémentent pas de chiffrement de bout en bout. La résolution, publiée fin novembre, mentionnait spécifiquement Microsoft 365 comme exemple des types de plates-formes qui ne sont pas à la hauteur des nouvelles exigences.

«La plupart des solutions SaaS ne proposent pas encore un véritable cryptage de bout en bout qui empêcherait le fournisseur d'accéder aux données en clair», lit-on dans la résolution des délégués suisses à la protection des données. « L’utilisation d’applications SaaS implique donc une perte de contrôle importante. »

Les analystes affirment que cette perte de contrôle sape le concept même de souveraineté des données. « Lorsqu’un fournisseur de cloud parvient à décrypter les données clients, que ce soit par le biais de procédures judiciaires ou de mécanismes internes, les données ne sont plus véritablement souveraines », confirme-t-il. Sanchit Vir Gogia, analyste en chef chez Greyhound Research.

La position suisse n’est pas isolée, souligne Gogia. Dans toute l'Europe, l'Allemagne, la France, le Danemark et le Commission de Bruxelles ont émis des avertissements ou pris des mesures, soulignant une perte de confiance dans la neutralité des hyperscalers à capitaux étrangers. « La Suisse s’est distinguée en affirmant explicitement ce que d’autres ont laissé entendre : que le Loi américaine sur le cloud et le risque de surveillance étrangère rendent les solutions cloud sans cryptage de bout en bout impropres à une utilisation très sensible dans le secteur public.

Les nouveaux risques liés à la résidence des données

Résolution privée identifiée des risques que la résidence géographique des données, à elle seule, ne peut pas répondre. Les sociétés opérant à l'échelle mondiale n'offrent pas suffisamment de transparence pour permettre aux autorités de vérifier le respect des obligations contractuelles, affirme le groupe. Cette opacité s’étend aux mises en œuvre techniques, à la gestion du changement et au suivi des employés et sous-traitants qui peuvent former de longues chaînes de prestataires externes.

« Plusieurs clients au Moyen-Orient et en Europe ont exprimé leur inquiétude quant au fait que, quel que soit l'endroit où leurs données sont stockées, elles restent accessibles aux fournisseurs de cloud, dont la plupart sont basés aux États-Unis », explique-t-il. Ashish Banerjee, analyste principal chez Gartnerqui stipule que les fournisseurs de logiciels peuvent également modifier unilatéralement et périodiquement les conditions contractuelles, réduisant ainsi davantage le contrôle des clients.

Prabhjyot Kaur, analyste principal chez Everest Groupprécise que la résolution de Privatim prévoit une répression générale des contrôles techniques de souveraineté. « Bien que la position suisse soit plus stricte que la plupart des autres, il ne s'agit pas d'un cas isolé. Elle va s'accélérer une évolution réglementaire plus large vers des contrôles techniques de souverainetémême sur des marchés qui reposent encore sur des garanties contractuelles ou procédurales ».

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