UniCredit étudie la conservation des crypto-monnaies, selon Bloomberg

UniCredit étudie la conservation des crypto-monnaies, selon Bloomberg

UniCredit, la deuxième banque italienne, étudie le lancement d'un service de garde de crypto-monnaie ainsi que de capacités de courtage, selon un rapport de Bloomberg.


Faites de nous votre source préférée sur
gsoitsoitgjeet

UniCredit, la deuxième banque italienne en termes d'actifs, évalue le lancement d'un service de garde de cryptomonnaies pour ses clients, a-t-on appris cette semaine. L'entité préparerait également des capacités de courtage et de développement technologique liées aux actifs numériques, ce qui l'ajouterait à la liste croissante des banques européennes explorant ce domaine.

L'information a été avancée par un rapport de Bloomberg, qui indique que la banque basée à Milan travaille sur une infrastructure pour offrir des services d'actifs numériques à sa clientèle. Pour l’instant, il s’agit de projets en phase exploratoire et non d’un lancement confirmé.

UniCredit et la conservation des cryptomonnaies dans le secteur bancaire européen

La conservation des cryptomonnaies consiste à stocker en toute sécurité les clés privées qui donnent accès aux actifs numériques d'un client, un service que les entités traditionnelles considèrent comme une porte d'entrée naturelle vers ce marché. Pour une banque, il est moins risqué de démarrer une conservation que d’être directement exposée à la volatilité des prix.

L'intérêt d'UniCredit ne surgit pas du néant. Plusieurs grandes banques du continent ont accéléré leurs projets d’actifs numériques dans le feu d’un cadre réglementaire plus défini au sein de l’Union européenne. La réglementation MiCA (Cryptoactive Markets), entrée en vigueur dans la région, offre aux entités des règles claires sur la manière de conserver et de proposer des produits liés aux crypto-monnaies, ce qui a été pendant des années le principal frein au système bancaire traditionnel.

Des institutions telles que Deutsche Bank, BBVA ou Santander ont récemment annoncé des initiatives de conservation, de trading ou de tokenisation. La décision d'UniCredit s'inscrit dans cette tendance : les banques européennes cherchent à ne pas se laisser distancer par les plateformes natives de cryptomonnaies qui sont déjà en concurrence pour les mêmes clients.

Ce que le service signifierait pour les clients

Si elle est finalisée, la proposition permettrait aux clients d'UniCredit d'accéder aux actifs numériques depuis la propre infrastructure de la banque, sans avoir recours à des échanges externes. La combinaison de la conservation et du courtage suggère que l'entité aspirerait à couvrir à la fois la sauvegarde des actifs et leur achat et vente.

Cette approche répond à une demande croissante des investisseurs institutionnels et des clients des banques privées, qui exigent une exposition aux cryptomonnaies via des intermédiaires réglementés et familiaux. La confiance dans une marque bancaire consolidée peut l’emporter sur les commissions lorsqu’il s’agit d’attirer un profil de clientèle conservateur.

L'avancée du secteur bancaire vers les actifs numériques est également soutenue par la montée en puissance d'instruments réglementés tels que les fonds négociés en bourse. Aux États-Unis, les géants de la gestion d’actifs ont accru leur exposition au secteur ; BlackRock a récemment élargi ses positions sur Ethereum malgré la correction des prix, signe d’un appétit institutionnel que les banques européennes surveillent de près.

Un contexte réglementaire qui pousse le bancaire

L'Europe a construit un cadre réglementaire qui réduit l'incertitude pour les entités. Au-delà de MiCA, la discussion sur la tokenisation des actifs financiers avance sur plusieurs fronts. L’industrie elle-même a demandé à Bruxelles d’assouplir les limites applicables aux titres tokenisés dans l’UE, un débat qui reflète la mesure dans laquelle la finance traditionnelle souhaite intégrer la technologie blockchain dans ses opérations.

Pour UniCredit, entrer dans la conservation signifierait capitaliser sur cette clarté réglementaire et diversifier ses sources de revenus à un moment où les banques recherchent des services à plus forte valeur ajoutée. L’entité a déjà flirté avec des produits liés aux crypto-monnaies dans le passé, offrant aux clients institutionnels une exposition aux actifs numériques via des structures réglementées.

Il convient de prendre la nouvelle avec prudence : il s'agit de projets en cours d'évaluation et la banque n'a pas confirmé publiquement de calendrier ni l'étendue définitive du service. L'exécution dans le secteur bancaire est souvent lente, conditionnée par les audits internes, les approbations réglementaires et les décisions de gouvernance.

Si UniCredit franchissait enfin le pas, elle deviendrait l’une des voix les plus fortes du secteur bancaire italien dans le domaine des actifs numériques, et renforcerait l’idée que la conservation des cryptomonnaies n’est plus le territoire exclusif des plateformes spécialisées pour devenir un secteur d’activité que les banques traditionnelles ne veulent plus ignorer.

Voir l’article original en espagnol

Prime Video sur Amazon.fr
Découvrez un monde infini de divertissement avec Prime Video d’Amazon. Inscrivez-vous dès maintenant pour profiter d’un essai gratuit de 30 jours et plongez dans vos séries et films préférés, où que vous soyez !