Le prix du pétrole augmente après l'escalade des attaques entre les États-Unis et l'Iran dans le détroit d'Ormuz

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Les prix du pétrole ont enregistré une hausse significative ce lundi matin sur les marchés internationaux de l'énergie. Cette poussée s’est produite immédiatement après que les États-Unis et l’Iran ont échangé de lourdes attaques militaires dans la région. Les deux pays se battent actuellement pour le contrôle du détroit d’Ormuz, l’une des routes commerciales les plus importantes pour l’approvisionnement énergétique mondial.

Selon les données de CNBC, le pétrole brut Brent, la référence internationale, a augmenté de 3,18% pour atteindre 78,46 dollars le baril dans la matinée. De son côté, le pétrole brut West Texas Intermediate en provenance des États-Unis a augmenté du même montant pour s'échanger à 73,76 $. Les prix ont légèrement baissé après avoir enregistré une hausse de près de 5% durant les premières heures de séance.

L'armée américaine a lancé dimanche une nouvelle vague d'attaques contre des positions stratégiques après avoir touché 140 cibles samedi. Selon le commandement central américain, les actions militaires répondent à une précédente attaque contre un porte-conteneurs. Téhéran a répondu en bombardant des installations militaires américaines en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn et à Oman au cours du week-end.

Fondamentalement, les médias d’État iraniens ont affirmé que les Gardiens de la révolution avaient ordonné la fermeture complète du détroit d’Ormuz jusqu’à nouvel ordre. Cependant, les forces armées américaines ont rapidement démenti cette affirmation dans un communiqué publié sur leurs réseaux sociaux officiels. Le commandement militaire a assuré que la navigation reste ouverte à tous les navires qui transitent légalement.

Le différend sur le détroit d'Ormuz réduit considérablement le transit des navires

Le gouvernement de Washington a confirmé que ses troupes étaient prêtes à garantir la liberté de navigation internationale. Malgré cela, les agences de renseignement maritime ont confirmé que la situation sécuritaire dans la zone reste extrêmement grave. C'est pour cette raison que les autorités ont conseillé aux plaisanciers commerciaux de faire preuve d'une extrême vigilance lorsqu'ils traversent ces eaux contestées.

L'origine de cette nouvelle flambée de violence réside dans les différentes interprétations d'un accord signé en juin dernier. L’Iran exige actuellement que les navires empruntent une route du nord qui traverse directement ses propres eaux territoriales. En revanche, les États-Unis défendent le couloir sud, déclenchant le quatrième bombardement la semaine dernière.

Le flux de navires commerciaux traversant le détroit a considérablement diminué à la suite des récents affrontements du week-end. Les économistes du cabinet Argus ont noté que le transit réel des pétroliers était tombé à un chiffre ces derniers jours. Ce chiffre contraste avec les 40 navires par jour qui ont traversé la région en toute sécurité la semaine dernière.

Le volume de pétrole transporté par ce corridor représentait près de 20 % de l'offre mondiale avant le début des hostilités. Le trafic maritime s'est d'abord effondré en mars, même s'il a connu une légère amélioration temporaire après la trêve signée il y a un mois. Cette nouvelle perturbation logistique génère une forte pression sur les stocks des raffineries mondiales.

La pression sur les stocks mondiaux menace de faire grimper encore les coûts

La paralysie partielle du détroit d’Ormuz a un effet dissuasif immédiat sur le mouvement international du pétrole brut. Les analystes de l'énergie ont averti que les réserves des pays consommateurs sont en baisse constante depuis fin février. Ce scénario de pénurie matérielle limite la capacité des marchés à absorber de nouveaux chocs imprévus dans la chaîne de distribution.

Pour compliquer le tableau, un autre facteur passé inaperçu est la suspension des exportations de diesel par la Russie. La combinaison des tensions au Moyen-Orient et des restrictions russes pourrait faire augmenter les prix de manière significative à court terme. Les investisseurs craignent que le manque de carburant n’affecte la croissance économique industrielle mondiale.

L'évolution des prix du pétrole dépendra entièrement de l'intensité des combats dans les prochains jours. Les grandes puissances pétrolières recherchent des alternatives de transport terrestre pour éviter les risques inhérents aux routes maritimes traditionnelles de la région. Le marché international de l’énergie entre ainsi dans une nouvelle phase de volatilité financière et de tensions géopolitiques.

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