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Le Bitcoin a chuté de plus de 30 % par rapport à son sommet d’octobre, passant d’environ 126 200 $ à 80 500 $ fin novembre.
Au cours des cycles précédents, une baisse d’une telle ampleur aurait conduit à un effondrement plus grave. Mais cette fois-ci, ce n’était pas comme ça. La crypto-monnaie a non seulement rebondi vers 94 000 dollars, mais a également réussi à maintenir des niveaux qui, dans des contextes précédents, auraient été insoutenables.
Pour Cathie Wood, c’est le premier signe que quelque chose de structurel est en train de changer.
Les institutions brisent le cycle traditionnel du Bitcoin
Dans une récente interview avec Fox Business, Wood a déclaré que Bitcoin « escalade un mur d’inquiétude ». Elle dit cela parce que, selon elle, l’adoption institutionnelle interrompt le schéma historique d’expansion et de récession qui se répétait tous les quatre ans.
Les baisses de 75% à 90% qui apparaissaient autrefois entre 16 et 18 mois après chaque halving – la plus récente datant d'avril 2024 – ne se sont plus manifestées avec la même violence en 2025. Pour Wood, L’afflux de capital professionnel amortit la partie la plus douloureuse du cycle.
Est-ce qu’on touche le fond sans s’en rendre compte ?
Le directeur d’Ark Invest suggère que Bitcoin aurait pu atteindre son plus bas niveau lors du krach de fin novembre. Il reconnaît que le marché a connu un trimestre mouvementé, mais note que « la volatilité a considérablement diminué » par rapport aux cycles précédents.
En outre, il assure que les institutions « ont à peine mis les pieds dans cet espace », ce qui suggère que le véritable flux n’a pas encore commencé. Plusieurs rapports mondiaux renforcent ce point de vue en montrant que près de 80 % des grandes juridictions ont approuvé des initiatives en matière d’actifs numériques en 2025, grâce à une plus grande clarté réglementaire.
Bitcoin contre or : la bataille qui définit 2026
Wood a réaffirmé sa prédiction : Le Bitcoin dépassera l’or en 2026. Cela se produit malgré le fait que l’or a augmenté de près de 60 % depuis le début de l’année et constitue un refuge classique contre les tensions géopolitiques.
Pour Wood, cette solide performance ne contredit pas sa thèse, mais la renforce plutôt : si l’or augmente à cause de la peur, le Bitcoin augmente grâce à l’innovation. Selon elle, Bitcoin est confronté à un « mur d’inquiétude » similaire à celui de l’or dans les années 1980 et 1990, avant ce qu’elle appelle « l’âge d’or de l’innovation ». La différence maintenant c'est que l'ère de l'IA pourrait accélérer ce mouvement.
De la récession tournante à la reprise tournante
Wood estime que l’économie mondiale sort de trois années de « récession tournante » – des chocs sectoriels qui se sont déplacés d’un marché à l’autre – et entre dans une « reprise tournante », entraînée par de profonds changements technologiques. Et dans ce scénario, Bitcoin est pour elle l’atout qui capte le vertige du changement : moins de corrélation, plus d’adoption, moins de peur, plus de conviction institutionnelle.
Le signe final : ce n’est pas un marché baissier, c’est un réarrangement
La lecture de Wood nous invite à voir la chute récente non pas comme le début d’un marché baissier, mais comme un test de résistance réussi par un actif qui sort de son adolescence financière.
La question n’est plus de savoir si Bitcoin survivra au cycle : c’est Quelle sera sa taille une fois que j'aurai fini de le casser ?.