Alfa-Bank, la plus grande banque privée de Russie, teste déjà le trading de Bitcoin auprès d'investisseurs qualifiés

Alfa-Bank, la plus grande banque privée de Russie, teste déjà le trading de Bitcoin auprès d'investisseurs qualifiés

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La plus grande banque privée de Russie a pris une mesure qui semblait impensable il y a encore peu. Alfa-Bank a commencé à tester le trading de cryptomonnaies au sein de son application de courtage Alfa-Investments, avec un groupe limité d'investisseurs qualifiés, selon le média russe RBC.

La version d'essai comprend plusieurs des principaux actifs numériques du marché : Bitcoin, Ethereum, Solana, Litecoin, Tether USDT, USDC et Zcash. Autrement dit, il ne s’agit pas d’une timide expérience avec un seul actif, mais plutôt d’une offre initiale couvrant les crypto-monnaies les plus échangées au monde.

La banque a noté qu'un large accès pour les clients de détail pourrait intervenir une fois que la Russie aura adopté le cadre réglementaire nécessaire, avec un lancement possible prévu pour le quatrième trimestre 2026.

La première étape : votre propre dépôt numérique

Dmitry Vitman, COO de la division banque de financement et d'investissement d'Alfa-Bank, a expliqué que l'entité prévoit de déployer un ensemble de services de cryptographie une fois que la législation sur les actifs numériques entrera en vigueur.

La pièce maîtresse de cette stratégie est la création de son propre « dépositaire numérique », un chiffre similaire à celui d’un dépositaire d’actifs numériques qui stocke et gère les crypto-monnaies. Selon Vitman, la banque ne le construira pas uniquement pour ses propres services : elle envisage également de le proposer à d'autres entreprises.

Le terme n’est pas une coïncidence. Le « dépositaire numérique » est une catégorie clé de la législation sur la cryptographie que la Russie est en train d'élaborer, qui introduit les dépositaires numériques comme un nouveau type d'acteur du marché réglementé.

Le droit avance à la Douma

La décision d'Alfa-Bank intervient à un moment d'accélération législative. Le projet de loi « Sur la monnaie numérique et les droits numériques » a passé sa première lecture à la Douma d'État en avril 2026 et vise à établir les règles des opérations de cryptographie sous la supervision de la Banque de Russie.

Et le calendrier avance vite : Anatoly Aksakov, président de la commission du marché financier de la Douma, a déclaré mercredi que le paquet de projets de loi sur les cryptomonnaies était désormais prêt pour sa deuxième lecture, après l'approbation des amendements en commission.

Alfa-Bank n'est pas seule dans cette course. Sber, VTB et T-Bank ont ​​également présenté leurs propres projets de cryptographie, dans ce qui s'annonce comme une concurrence ouverte entre les géants bancaires russes pour se positionner avant que le marché réglementé n'existe officiellement.

Les enjeux sont plus importants qu’une banque. Si le calendrier réglementaire est respecté, la Russie passerait d'une ambiguïté juridique à un système bancaire dans lequel acheter du Bitcoin serait aussi simple que d'ouvrir l'application de la banque. L’expérience Alfa-Bank est le premier signe visible de cet avenir.

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