Webull EU obtient l'autorisation MiCA alors que l'UE cible les lacunes post-réglementation

Webull EU obtient l'autorisation MiCA alors que l'UE cible les lacunes post-réglementation

Webull EU a obtenu l'approbation du règlement sur les marchés de crypto-actifs (MiCA), accordée par le régulateur néerlandais.

Cette autorisation représente l'une des premières approbations majeures après la fin de la période de droits acquis le 1er juillet, qui a permis aux entreprises détenant auparavant des enregistrements nationaux de fournisseurs de services d'actifs cryptographiques (CASP) de passer au cadre harmonisé de l'UE.

La société a l’intention de tirer parti de la licence pour lancer des opérations de cryptographie et des services de garde fin 2026.

Andries van Luijk, PDG de Webull Securities (Europe), a qualifié cette décision d'étape importante dans les ambitions continentales du groupe, déclarant que le courtier reste déterminé à fournir « un accès sécurisé et conforme aux actifs numériques » dans le cadre du règlement complet de l'UE.

Le groupe Webull, qui exploite déjà un modèle sans commission aux États-Unis et une société de courtage de détail au Royaume-Uni, s'est implanté dans l'UE en 2025 via les Pays-Bas. Cette expansion s'inscrit dans un contexte de croissance robuste du chiffre d'affaires ; au premier trimestre 2026, le Groupe a déclaré un chiffre d'affaires de 159,9 millions de dollars américains, soit une augmentation de 36 % sur un an.

Même si l'augmentation des actifs des clients et des volumes de transactions a soutenu cette croissance, la société a enregistré une perte nette pour la période, attribuée à l'augmentation des dépenses expansionnistes.

Le paysage MiCA et les frictions réglementaires

La mise en œuvre de MiCA a considérablement consolidé le marché européen des actifs numériques, le nombre d'entreprises agréées s'élevant désormais à environ 200 entreprises.

La transition s’est avérée difficile pour certains géants de l’industrie ; notamment, Binance n'a pas respecté la date limite des droits acquis après avoir échoué à obtenir une licence du régulateur grec.

Bruxelles a déjà lancé un examen formel pour recueillir les commentaires des acteurs de l'industrie sur le fonctionnement du cadre.

Un point de discorde est la bifurcation réglementaire concernant les pièces stables. Dans le cadre de la MiCA, les pièces stables sont classées comme monnaie électronique, ce qui oblige les entreprises à obtenir une licence d'institution de monnaie électronique (EMI) sous la responsabilité directe des banques centrales.

Regarder au-delà des règles actuelles

Le Parlement européen exhorte également la Commission européenne à combler les lacunes émergentes qui ne sont pas entièrement couvertes par le texte initial de la MiCA.

Les domaines clés sont la finance décentralisée (DeFi) et le jalonnement. Les prêts et emprunts DeFi ont déclenché l'alarme concernant les risques de « bancaire parallèle », tandis que les produits de jalonnement et de rendement sont scrutés pour détecter les manquements en matière de divulgation et de protection des consommateurs.

Par ailleurs, le statut juridique des NFT et des actifs financiers tokenisés reste un point de friction, proche du périmètre traditionnel des titres.

Le Parlement a averti que si chaque État membre élaborait des règles sur mesure pour les DeFi ou les NFT, le cadre de marché unique que MiCA était censé établir pourrait être fragilisé par une nouvelle fragmentation.

Cet article a été rédigé par Adonis Adoni sur www.financemagnates.com.

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