Un tribunal américain rejette le recours collectif contre Uniswap

Un tribunal américain rejette le recours collectif contre Uniswap

Un tribunal de district américain a rejeté un recours collectif contre Uniswap, l’un des principaux échanges décentralisés (DEX) au monde, déclarant que les affirmations des plaignants étaient « dépourvues de fondement factuel », soulignant les ambiguïtés de la réglementation actuelle en matière de cryptographie.

Le 29 août, un recours collectif contre Uniswap a été rejeté par la juge Katherine Polk Failla, qui supervise également une affaire intentée par la Securities and Exchange Commission des États-Unis contre Coinbase. Le juge a estimé que certaines des allégations contre Uniswap manquaient de preuves factuelles, ce qui les rendait intenables devant un tribunal.

Le procès, lancé l’année dernière, accusait Uniswap, son fondateur Hayden Adams et les sociétés de capital-risque Andreessen Horowitz et Paradigm de contribuer à une « fraude généralisée » sur la bourse. En outre, la poursuite affirmait qu’Uniswap devait s’enregistrer auprès de la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) et qu’elle était impliquée dans la vente de titres non enregistrés.

Dans sa décision, la juge Failla a souligné la nature décentralisée d’Uniswap, déclarant que l’identité des émetteurs présumés de Scam Token est en grande partie non identifiable. Cela a laissé les plaignants dans une situation paradoxale où ils prétendaient avoir subi un préjudice mais ne pouvaient pas désigner un défendeur spécifique.

Le juge a également noté que l’environnement réglementaire actuel entourant les crypto-monnaies est toujours en évolution, ajoutant qu’il n’a pas été définitivement déterminé si certains actifs numériques sont considérés comme des matières premières ou des titres. Elle a suggéré que les préoccupations concernant les lois fédérales sur les valeurs mobilières devraient être adressées au Congrès plutôt qu’au pouvoir judiciaire.

Un aspect intrigant de la décision était l’accord du juge avec l’analogie de la défense selon laquelle la situation d’Uniswap était similaire à celle de tenir un « développeur de voitures autonomes responsable de l’utilisation de la voiture par un tiers pour commettre une infraction au code de la route ou braquer une banque ». Cet argument accentue l’idée selon laquelle les développeurs d’une technologie ne devraient pas nécessairement être tenus responsables de la manière dont des tiers en abusent.

Sa décision semble renforcer le sentiment selon lequel les plateformes décentralisées, dans leur état actuel, échappent au champ d’application des réglementations traditionnelles. Cela pourrait avoir des implications plus larges, d’autant plus que les législateurs et les décideurs politiques continuent de se débattre avec le paysage des actifs numériques et des technologies décentralisées.

À la suite du licenciement, Marvin Ammori, directeur juridique d’Uniswap (CLO), a déclaré que la décision du tribunal faisait allusion à une tendance dans les perspectives juridiques, déclarant que « le protocole Uniswap a une utilisation principalement licite et que les développeurs de protocole ne sont pas responsables lorsque d’autres en abusent ».

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