
L'Iran a menacé de réagir violemment à toute frappe militaire américaine, signalant un changement dans sa posture défensive alors que les tensions s'intensifient entre Téhéran et Washington, selon un rapport du Financial Times.
Les responsables iraniens ont averti que les forces, les bases, les navires de guerre américains et le détroit d’Ormuz, une artère essentielle pour les expéditions mondiales de pétrole, pourraient faire l’objet de représailles directes si les États-Unis poursuivaient leur action militaire. Cette déclaration marque une rupture avec le modèle précédent de réponses calibrées et limitées de l’Iran.
Téhéran a déclaré qu'il ne cherchait pas de conflit armé et a exprimé l'espoir que les négociations en cours à Genève éviteraient une confrontation. Cependant, les responsables ont clairement indiqué que toute attaque entraînerait de graves conséquences visant à imposer des coûts tangibles aux moyens militaires américains dans la région.
L’administration de Donald Trump a constitué une présence militaire substantielle au Moyen-Orient, notamment des groupes aéronavals, ce qui représente le plus grand renforcement depuis l’invasion de l’Irak en 2003. Washington a réitéré son engagement à défendre les intérêts américains et leurs alliés tout en poursuivant ses efforts diplomatiques.
Les analystes de la défense affirment que les capacités militaires conventionnelles américaines dépassent largement celles de l’Iran. Pourtant, l’arsenal de missiles balistiques et de systèmes de drones de Téhéran et sa capacité à perturber le trafic maritime à travers le détroit d’Ormuz pourraient compliquer tout conflit potentiel.
La dernière crise remonte au 13 janvier, lorsque les tensions se sont intensifiées suite à la répression par l'Iran des manifestations nationales. Le 17 février, Ali Khamenei a émis des avertissements concernant le ciblage des navires militaires américains et la restriction de l'accès à la voie navigable stratégique.
Les négociations à Genève continuent de se concentrer sur les concessions liées au nucléaire et aux missiles, même si les progrès restent incertains car les deux parties maintiennent des positions durcies.