
- L’Inde envoie des avis de justification à Binance, Kucoin et à d’autres pour les violations de la PMLA.
- Le ministère des Finances demande instamment de bloquer les URL des bourses offshore opérant illégalement en Inde.
- Une taxe de 1 % sur les échanges locaux incite 3 à 5 millions d’utilisateurs indiens à se tourner vers les plateformes offshore.
Dans une mesure décisive, le ministère indien des Finances a émis des avis de justification de conformité à neuf principales bourses offshore de crypto-monnaie, y compris des géants de l’industrie comme Binance, Huobi et Kucoin. Le gouvernement accuse ces plateformes d’opérer illégalement à l’intérieur des frontières du pays sans respecter les lois locales contre le blanchiment d’argent.
Cette évolution marque une étape importante dans les efforts de l’Inde pour réglementer l’industrie de la cryptographie, en mettant l’accent sur le respect de la loi sur la prévention du blanchiment d’argent (PMLA) de 2002.
Avis de justification de conformité et blocage d’URL
Le ministère indien des Finances a adressé des avis de justification de conformité à neuf acteurs majeurs, à savoir Binance, Kucoin, Huobi, Kraken, Bittrex, Gate.io, Bitstamp, MEXC Global et Bitfinex. Les neuf personnes étaient accusées d’avoir prétendument enfreint la loi sur la prévention du blanchiment d’argent (PMLA).
Les avis exigent une explication pour leur non-respect de la réglementation en vigueur. Dans le même temps, le ministère a exhorté le ministère des Technologies de l’information à bloquer les URL de ces échanges, citant leurs opérations illégales dans le pays.
Cette décision souligne l’engagement de l’Inde à placer les échanges cryptographiques offshore sous surveillance réglementaire, signalant un changement significatif dans l’approche du pays en matière de surveillance et de contrôle des transactions d’actifs numériques. L’absence de délai précis ou de conséquences dans les avis publiés laisse la communauté crypto et les bourses en question en suspens, avec des implications potentiellement considérables pour leurs opérations sur le marché indien.
Unité de renseignement financier-Inde (CRF-IND)
Le ministère indien des Finances souligne la nécessité pour les fournisseurs de services d’actifs numériques virtuels (VDA) de s’inscrire auprès de la Financial Intelligence Unit-India (FIU-IND). Cela inclut des activités telles que l’échange entre des actifs numériques virtuels et des monnaies fiduciaires, avec des obligations allant au-delà de la présence physique en Inde.
Alors que 31 prestataires de services se sont enregistrés auprès de la CRF-IND, le ministère souligne que plusieurs entités offshore desservant une importante base d’utilisateurs indiens n’ont pas respecté les cadres de lutte contre le blanchiment d’argent (AML) et le financement du terrorisme (CFT).
La mise en place d’une taxe de 1% sur les transactions crypto en Inde sur les échanges locaux a conduit à une migration notable des utilisateurs vers des plateformes étrangères. Entre février et juillet 2022, trois à cinq millions d’utilisateurs indiens se sont tournés vers les bourses offshore, entraînant une perte potentielle de revenus pour le gouvernement. Une seule bourse offshore a signalé une augmentation des inscriptions suite à la mise en œuvre de la taxe, soulignant l’impact des mesures réglementaires sur le comportement des utilisateurs.