
La décision annule les droits de douane réciproques imposés par Trump sur des pays comme la Chine et les droits de douane de 25 % sur certains produits canadiens, chinois et mexicains liés au fentanyl.
La Cour suprême a infligé à Donald Trump une rare défaite juridique, statuant par 6 voix contre 3 que l'administration avait outrepassé son pouvoir exécutif en imposant ces prélèvements.
La décision, qui confirme les décisions antérieures des tribunaux inférieurs, a conclu que la Loi sur les pouvoirs économiques d'urgence internationaux (IEEPA) n'accorde pas au président le pouvoir de fixer des tarifs sur les marchandises importées.
Trump avait déclaré l’état d’urgence nationale en avril 2025, invoquant le déficit commercial, cherchant à mettre en œuvre un droit de base de 10 % sur toutes les importations ainsi que des taux réciproques plus élevés pour certains partenaires commerciaux.
La Haute Cour, la plus haute instance judiciaire du pays composée de neuf juges, a entendu les plaidoiries dans cette affaire le 5 novembre 2025.
Les juges ont déterminé que les dispositions de la loi de 1977 visant à réglementer les importations en cas d'urgence ne s'étendaient pas aux pouvoirs de fixation des tarifs, que le Congrès s'est historiquement réservés en vertu de la clause commerciale de la Constitution.
L'administration avait fait valoir que les termes de l'IEEPA autorisant la réglementation des importations englobaient la possibilité de percevoir des droits de douane, une interprétation rejetée par la majorité.
Trump a qualifié la décision de politiquement motivée et a mis en garde contre d’éventuelles représailles commerciales de la part de gouvernements étrangers.
La décision laisse certains droits de douane intacts mais annule les droits de douane « réciproques » spécifiques à certains pays et les droits de douane de 25 % sur certaines importations en provenance du Canada, de la Chine et du Mexique, auparavant justifiés comme une réponse au fentanyl.
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