Les sanctions américaines gèlent 131 millions de dollars en pièces stables de la banque centrale iranienne sur TRON

Les sanctions américaines gèlent 131 millions de dollars en pièces stables de la banque centrale iranienne sur TRON
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Les sanctions américaines ont de nouveau placé les pièces stables au centre du débat sur leur application après que des adresses liées à l'Iran ont été ajoutées à la liste des sanctions du département du Trésor et que 131 millions de dollars en USD auraient été gelés sur TRON.

L’affaire est importante car elle coupe directement l’une des tensions les plus inconfortables de la cryptographie. Les blockchains publiques sont ouvertes et sans autorisation, mais les principales pièces stables adossées au dollar sont émises par des entreprises qui peuvent geler les jetons lorsque les autorités chargées de l'application de la loi ou des sanctions l'exigent.

Cela signifie que les pièces stables peuvent se comporter comme des crypto-monnaies dans un sens et comme des instruments financiers réglementés dans un autre.

Pour TRON, l'histoire est particulièrement pertinente car le réseau est devenu l'un des plus grands sites de transfert USDT au monde. Des frais peu élevés et un large support d’échange en ont fait un rail stable majeur. Mais cette même utilisation signifie également que les mesures coercitives sur les adresses TRON attirent rapidement l’attention.

Référence : Trésor américain

TL;DR

  • L'OFAC a ajouté les adresses de portefeuille TRON liées à l'Iran à sa liste de sanctions.
  • 131 millions de dollars en USDT auraient été gelés sur des portefeuilles désignés.
  • L’affaire montre comment les émetteurs de stablecoins peuvent imposer des sanctions même lorsque les actifs sont transférés sur des blockchains publiques.

Les Stablecoins ne sont pas aussi sans autorisation qu’ils le paraissent

Les Stablecoins sont souvent utilisés comme du crypto cash, mais ils ne sont pas identiques au Bitcoin.

Un jeton tel que l’USDT peut circuler sur des blockchains publiques, mais il est toujours émis par une société centralisée. Cet émetteur gère les réserves, le rachat, la conformité et, dans de nombreux cas, la possibilité de geler ou de mettre sur liste noire les adresses.

Cette fonction de gel est controversée, mais c’est aussi l’une des raisons pour lesquelles les pièces stables ont survécu au sein du système financier réglementé.

Les gouvernements attendent des émetteurs qu’ils répondent aux sanctions, aux problèmes de financement du terrorisme, aux fonds volés et aux demandes des forces de l’ordre. Les sociétés Stablecoin qui ignorent ces attentes risquent de perdre leurs relations bancaires, leurs licences et leur accès au système financier dans son ensemble.

Cela crée un compromis.

Les utilisateurs obtiennent des liquidités en dollars qui circulent rapidement entre les blockchains. Ils reconnaissent également que le jeton n’est pas totalement résistant à la censure. Si un émetteur gèle une adresse, la blockchain peut continuer à fonctionner, mais les jetons gelés ne peuvent pas bouger.

Le cas du portefeuille iranien rend ce compromis visible.

Le rôle de TRON sur le marché du Stablecoin

TRON est devenu un réseau stablecoin majeur car il est bon marché, rapide et largement pris en charge par les bourses.

Pour de nombreux utilisateurs, notamment en dehors des États-Unis, l'USDT basé sur TRON est un outil de paiement et de transfert pratique. Il est souvent utilisé pour les dépôts de change, les transferts peer-to-peer, les envois de fonds et l'accès au dollar dans les régions où les voies bancaires sont limitées ou coûteuses.

Cette utilité est réelle.

Mais les mêmes caractéristiques qui rendent TRON utile en font également un domaine majeur de contrôle de la conformité. Si de grandes quantités de fonds sanctionnés, de flux d’échange ou de portefeuilles à haut risque transitent par TRON, les régulateurs y prêteront attention.

L’action du Trésor montre que l’activité de la chaîne publique peut toujours faire partie de l’application des sanctions. Les adresses des portefeuilles sont visibles, les fonds peuvent être retracés et les émetteurs peuvent être soumis à des pressions ou obligés d'agir.

Cela ne rend pas TRON unique. Des problèmes similaires existent sur Ethereum, BNB Chain, Solana et d’autres réseaux. Mais la domination de TRON dans les transferts USDT en fait l'un des réseaux les plus importants dans ce débat particulier.

Le message d’application est clair

Le message clé des sanctions est que les rails stables ne sont pas hors de portée du gouvernement.

Même lorsque les fonds sont hébergés sur des registres décentralisés, la couche émetteur peut toujours devenir un point d’étranglement en matière d’application. Cela est particulièrement vrai pour les pièces stables adossées au dollar, car les émetteurs ont besoin d’un accès bancaire et d’une crédibilité réglementaire.

C’est pourquoi les pièces stables se situent dans un étrange terrain d’entente.

Il s’agit de l’un des produits de cryptographie les plus utiles, mais ils rapprochent également la cryptographie des contrôles financiers traditionnels. Ils peuvent effectuer des paiements plus rapidement et de manière plus globale, mais ils peuvent également proposer des fonctionnalités de liste noire et de gel qui sont plus proches de la conformité bancaire que de la neutralité de type Bitcoin.

Pour les régulateurs, c’est une fonctionnalité. Pour certains utilisateurs de crypto, c’est une faille.

La plus grande question est de savoir si cet équilibre deviendra plus accepté à mesure que les pièces stables se développeront. Si les pièces stables doivent devenir des outils de paiement et de règlement courants, les gouvernements s’attendront à ce qu’ils s’y conforment. Si les utilisateurs veulent des actifs non censurables, les pièces stables centralisées ne sont peut-être pas le bon instrument.

Cette distinction est importante.

Le gel du TRON n’est pas seulement l’histoire d’une seule action en matière de sanctions. C’est un rappel du fonctionnement réel des pièces stables adossées au dollar. Ils peuvent se déplacer en chaîne, mais ils restent liés aux émetteurs hors chaîne et aux obligations légales.

À mesure que l’adoption du stablecoin se développe, cette couche d’application deviendra encore plus importante.

Cet article est basé sur l'action OFAC du Département du Trésor américain et sur les documents de transparence Tether.

Cet article a été rédigé par le News Desk et édité par Samuel Rae.

Ce rapport est basé sur des informations publiées par le Trésor américain. au Trésor américain

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