Les NFT n’ont pas besoin de lois distinctes sur le droit d’auteur : étude du gouvernement américain

Les NFT n’ont pas besoin de lois distinctes sur le droit d’auteur : étude du gouvernement américain
  • La réglementation américaine autour des NFT reste ambiguë, ce qui a donné lieu à une étude du gouvernement.
  • L’USPTO et le Copyright Office ont mené une étude approfondie, sollicitant les commentaires des parties prenantes américaines.
  • L’étude met en lumière les points de vue des parties prenantes concernant l’adéquation des lois actuelles.

Les NFT ont changé à jamais la façon dont nous percevons la propriété et l’authenticité dans le monde numérique. Cependant, leur ascension fulgurante a mis en lumière un problème juridique complexe, notamment en ce qui concerne les lois sur le droit d’auteur.

En effet, beaucoup perçoivent les NFT comme une simple image JPEG ; cependant, leur nature unique, en particulier leur existence sur une blockchain, remet en question les lois traditionnelles sur le droit d’auteur. En conséquence, le cadre du droit d’auteur entourant les NFT reste dans une zone grise, soulevant des inquiétudes concernant les droits de propriété, les mécanismes de transfert, etc.

Pourtant, malgré cette complexité, une nouvelle étude du gouvernement américain conclut que l’industrie du NFT n’a pas besoin de nouvelles lois.

L’Office américain des brevets et des marques (USPTO), ainsi que l’Office américain du droit d’auteur, ont réaffirmé dans un communiqué étude de 112 pages que ses lois actuelles sur la propriété intellectuelle répondent de manière adéquate aux problèmes de violation des droits d’auteur et des marques associés aux NFT.

L’USPTO et le Copyright Office sont arrivés à cette conclusion après avoir organisé trois tables rondes publiques et sollicité les commentaires des parties prenantes intéressées. Les bureaux ont constaté que la plupart des parties prenantes étaient satisfaites des lois actuelles sur le droit d’auteur, bien que l’industrie du NFT soit en proie à des détournements et à des violations de marques.

“The Offices agree with these assessments and do not believe that changes to intellectual property laws, or to the Offices’ registration and recordation practices, are necessary or advisable at this time,” the study read.

Les parties prenantes ont en outre estimé que ce n’était pas le bon moment pour une législation spécifique au NFT, car cela pourrait entraver la croissance de l’industrie du NFT. L’étude appelle plutôt à promouvoir des initiatives éducatives pour assurer une plus grande sensibilisation.

Du côté inverse

  • La SEC a inculpé une société de médias basée en Californie, Impact Theory, en 2023, alléguant l’entreprise avait violé le test de Howey en vendant des NFT.
  • Un juge de district américain a récemment ordonné à Ryder Ripps, l’artiste numérique à l’origine du double satirique de BAYC, payer Yuga Labs un montant époustouflant de 9 millions de dollars en restitution de bénéfices, pénalités, frais juridiques et dépenses supplémentaires.

Pourquoi c’est important

La position du gouvernement américain sur les lois sur le droit d’auteur des NFT a un poids considérable dans l’élaboration du paysage juridique et réglementaire de l’industrie des NFT. Au-delà de cela, il offre une clarté indispensable sur l’approche des régulateurs en matière de supervision des projets NFT et d’application des lois pertinentes.

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