
Les avocats de Sam Bankman-Fried (SBF) ont vivement critiqué le mémorandum de détermination de la peine du ministère de la Justice dans une lettre du 19 mars adressée au juge Lewis Kaplan.
Dans la lettre, les avocats ont qualifié la peine maximale de 50 ans d’emprisonnement proposée par le DOJ pour SBF de « troublante » et « d’hostilité marquée ».
Selon les avocats :
« Le mémorandum déforme la réalité pour étayer son précieux récit de « perte » et présente Sam comme un super-méchant dépravé ; on lui attribue des motivations sombres et mégalomanes qui vont à l’encontre du disque ; il fait des prophéties apocalyptiques sur la récidive ; et il adopte une vision médiévale de la punition pour aboutir à ce qui équivaut à une recommandation de condamnation à mort en prison.
Ils ont en outre fait valoir que le mémorandum du gouvernement ignore complètement l’état et les vulnérabilités de SBF, ajoutant que la peine proposée était une tentative du gouvernement de « briser Sam Bankman-Fried », car aucun « accusé fédéral n’a été reconnu coupable d’une infraction non violente ayant purgé une peine de 40 ans ». -50 ans de prison et a été libéré.
Peine réduite
L’équipe juridique de SBF a présenté une série d’arguments pour plaider en faveur d’une réduction de peine à son encontre.
Premièrement, ils ont soutenu qu’il n’y avait pas eu de pertes tangibles puisque la procédure de faillite garantirait une restitution intégrale à tous les clients et prêteurs.
Les avocats ont écrit :
« Il n’y a jamais eu de pertes. L’argent a toujours été disponible. Les actifs restent. Chaque victime citée dans l’opposition gouvernementale recevra 100 cents par dollar, plus les intérêts. Cela serait impossible si les biens de la succession avaient disparu dans les poches personnelles de Sam. »
En outre, ils ont réfuté la description par l’accusation de Bankman-Fried comme étant motivé par la cupidité. Ils ont souligné ses efforts philanthropiques, soulignant que SBF avait distribué ses revenus avant de créer les entités cryptographiques en faillite FTX et Alameda Research.
De plus, ils ont contesté l’affirmation du gouvernement selon laquelle Bankman-Fried présentait un risque important de récidive, citant des recherches indiquant de faibles taux de récidive parmi les cols blancs, les individus instruits et ayant des antécédents vierges.
« Les délinquants sans antécédents criminels, comme Sam, sont les moins susceptibles de récidiver. Le niveau d’infraction ne prédit pas non plus la récidive. Et les délinquants ayant fait des études collégiales sont moins susceptibles de récidiver », ont-ils conclu.
À ce titre, ils ont proposé une peine réduite d’un maximum de 78 mois, soit l’équivalent de 6,5 ans, pour leur client.
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