
Le tribunal britannique a ordonné un gel mondial de 6 millions de livres sterling des actifs de Craig Wright, dans le but d’empêcher l’informaticien de transférer des fonds à l’étranger et d’échapper aux frais imposés par le tribunal, selon un dossier déposé le 28 mars.
Cette décision fait suite à une affaire judiciaire intentée par la Crypto Open Patent Alliance (COPA), dans laquelle le juge Mellor a conclu plus tôt dans le mois que Wright n’était pas, contrairement à ses affirmations, l’énigmatique créateur de Bitcoin, Satoshi Nakamoto.
L’action en justice contre Wright visait à contester ses affirmations selon lesquelles il était l’auteur du livre blanc fondateur du Bitcoin et des versions initiales du logiciel de cryptographie.
Problèmes de dissipation
La récente décision de Wright de transférer des actions de sa société RCJBR Holding à DeMorgan, enregistrée à Singapour, a soulevé les inquiétudes de la COPA quant à une éventuelle évasion des conséquences financières du procès, conduisant à cette intervention judiciaire importante.
Le jugement, divulgué sur le site Web du Bitcoin Legal Defence Fund, estime les coûts encourus par la COPA à environ 6,7 millions de livres sterling.
Le juge James Mellor a exprimé ses inquiétudes quant au non-respect par Wright des ordres monétaires, soulignant un « risque très réel de dissipation » des actifs, qui a motivé la décision de mettre en œuvre le gel des avoirs.
Les affirmations de Wright mises de côté
Il est maintenant prouvé que Craig Wright, qui est une figure polarisante dans le monde de la cryptographie en raison de sa prétendue identité de Satoshi Nakamoto, a fait de fausses déclarations.
Le tribunal a trouvé des preuves accablantes contre l’affirmation de Wright selon laquelle il était Nakamoto, concluant qu’il n’était pas le créateur de Bitcoin. La décision a marqué un moment crucial dans l’affaire, mettant en lumière l’authenticité des affirmations de Wright et la nature open source du Bitcoin.
Ce développement marque un moment critique dans le débat en cours sur les origines du Bitcoin et la responsabilité des individus faisant des réclamations importantes au sein des communautés technologiques et cryptographiques.
L’affaire, qui a attiré une large attention, met en évidence les complexités juridiques entourant le droit d’auteur, l’identité et la vérification des réclamations dans les secteurs de la blockchain et de la cryptographie en évolution rapide.
Cela crée également un précédent dans le traitement juridique des documents fondateurs de la cryptographie. La victoire de la COPA représente une victoire plus large pour l’industrie des actifs numériques, qui milite en faveur du développement non propriétaire du Bitcoin.
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