Le procès SBF prend une tournure intéressante alors que la bataille des témoins experts s’intensifie

Le procès SBF prend une tournure intéressante alors que la bataille des témoins experts s’intensifie


  • Le ministère de la Justice a cherché à exclure l’un des témoins proposés par l’accusation.
  • Les manœuvres judiciaires s’intensifient à mesure que la date du procès approche.

Les procureurs ont affirmé que tous les témoins experts proposés par Sam Bankman-Fried (SBF) devraient être disqualifiés pour témoigner lors de son prochain procès. Ils ont cité des documents de divulgation insuffisants, une expérience trompeuse ou des témoignages planifiés non pertinents. Le ministère de la Justice (DOJ) a également cherché à exclure l’un des témoins proposés par l’accusation.

Cela a créé un conflit sur l’admissibilité des témoignages. La manœuvre juridique est apparue dans le contexte où Bankman-Fried faisait face à des accusations de fraude et de complot. Son équipe de défense et le DOJ ont présenté leurs arguments sur les témoignages dans des requêtes Daubert récemment déposées.

Le DOJ a adopté une position ferme à l’encontre des témoins avancés par la défense du SBF. Ils affirment que les documents de divulgation sont inadéquats, que certaines opinions manquent de clarté et que certains témoignages peuvent dérouter le jury.

Les sept témoins experts comprennent Lawrence Akka, un avocat britannique ; Thomas Bishop et Joseph Pimbley, affiliés à différents cabinets de conseil ; Brian Kim, expert en analyse de données et en criminalistique ; Bradley Smith, professeur de droit à la Capital University Law School ; et Andrew Di Wu, professeur adjoint à l’Université du Michigan.

L’Accusation et la Défense s’affrontent sur la recevabilité des témoignages

Les procureurs ont spécifiquement ciblé le témoignage d’Akka, affirmant que son opinion sur la définition juridique d’un « trust » est plus à juste titre réservée à la décision d’un juge. Ils ont également exprimé des inquiétudes quant à l’étendue de sa définition.

De plus, le DOJ a critiqué Kim et Bishop pour leur manque de précision dans la divulgation, ce qui pourrait potentiellement enfreindre les règles. Le DOJ a jugé le témoignage de Smith inutile car il n’y a aucune accusation spécifique au financement de la campagne dans cette affaire.

Pimbley, désigné comme expert du code de FTX, a été confronté à l’affirmation selon laquelle son témoignage était superflu. Le DOJ a affirmé que les témoins des faits, Gary Wang et Nishad Singh, possédaient les qualifications nécessaires pour témoigner au sujet du code, rendant le témoignage de Pimbley redondant.

De même, le DOJ a jugé que l’expertise générale d’Andrew Di Wu sur les blockchains et le secteur des cryptomonnaies n’était pas pertinente.

De plus, le DOJ a exprimé ses inquiétudes quant à la pertinence de certains des témoignages prévus de Wu. En particulier, ses idées sur les pratiques de prêt courantes dans la sphère cryptographique ont été soulevées. Les procureurs ont indiqué qu’un tel témoignage ne serait pas approprié pour le procès.

La divulgation de la rémunération des témoins a également été divulguée. Akka, Bishop, Kim, Pimbley, Smith et Wu facturaient des frais allant de 400 $ à 1 200 $ de l’heure. Peter Vinella, un autre témoin proposé, a souligné que ses honoraires ne dépendaient pas de l’issue du procès. Toutefois, le montant exact n’a pas été divulgué.

L’équipe de la défense, en réponse, a demandé l’exclusion de Peter Easton, un témoin à charge proposé, en raison de l’insuffisance des fondements de son témoignage et de sa pertinence discutable. Ils accusent Easton, professeur de comptabilité à l’Université de Notre Dame, d’offrir des opinions qui ne font que réitérer les allégations du gouvernement sans profondeur analytique.

Le différend sur l’admissibilité des témoins s’est intensifié à mesure que le procès approche. Les deux équipes juridiques ont prévu une réunion virtuelle pour discuter de diverses motions. Ceux-ci incluent la libération potentielle de SBF de prison pour préparer sa défense, les limitations sur l’utilisation des documents d’enquête postérieurs au 1er juillet et les détails concernant sa défense « conseil ».

L’avocat de la défense Christian Everdell a porté plainte contre l’immense volume de documents produits par le DOJ. Il a souligné les défis importants posés par la grande quantité de matériel. Les complexités de l’affaire continuent de se révéler à mesure que les arguments juridiques façonnent le déroulement du procès de Bankman-Fried.

Voir l’article original en anglais