Le président de la CFTC affirme que les cryptos sont des matières premières et appelle à la clarté juridique

Le président de la CFTC affirme que les cryptos sont des matières premières et appelle à la clarté juridique

Le président de la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) des États-Unis a récemment réitéré une position cruciale. Au milieu des débats en cours et d’une lutte notable entre les différents organismes de réglementation, le président a réaffirmé fermement que la plupart des crypto-monnaies sont considérées comme des matières premières selon le cadre juridique actuel.

Les jetons cryptographiques en tant que marchandises : position du chef de la CFTC

Lors d’une récente apparition sur Squawk Box de CNBC, le président de la CFTC, Rostin Behnam, a souligné que de nombreux jetons numériques sont considérés comme des marchandises dans le cadre juridique actuel. Cela clarifie non seulement les débats en cours, mais souligne également la nécessité d’une action législative pour définir la manière dont les actifs numériques doivent être réglementés.

Cependant, le point de vue de la CFTC se heurte à celui de la Securities and Exchange Commission (SEC). Le président de la SEC, Gary Gensler, fait valoir que les intermédiaires cryptographiques négocient des titres et devraient être sous le contrôle réglementaire de la SEC. Cette différence de points de vue reflète un conflit plus large entre les organismes de réglementation américains qui se disputent le contrôle du secteur en pleine croissance de la cryptographie.

L’approche de la SEC

Au lieu de créer de nouvelles réglementations, la SEC a choisi d’appliquer les lois existantes au secteur de la cryptographie, en se concentrant sur l’application des lois sur les valeurs mobilières, des mesures antifraude et d’autres réglementations financières. Bien que cette approche maintienne le cadre juridique actuel, elle laisse l’industrie de la cryptographie souhaiter des lignes directrices plus claires et un avenir réglementaire plus prévisible.

Un défi important pour la SEC consiste à prouver que des jetons cryptographiques spécifiques sont des titres et relèvent de sa compétence. Ce défi a été souligné dans une récente décision de justice en juillet, dans laquelle le jeton XRP de Ripple a été jugé ne pas être une sécurité, contredisant la position de la SEC.

L’application est la clé !

Au moment de la rédaction de cet article, la SEC appliquait activement les réglementations liées aux actifs cryptographiques, en prenant plus de 130 actions, y compris des ordonnances de cessation et d’abstention contre diverses sociétés et dirigeants du secteur cryptographique. Malgré la catégorisation claire de la CFTC, l’absence d’accord unanime entre les organismes de réglementation continue de créer un environnement complexe pour les actifs cryptographiques.



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