
- Un juge fédéral a rejeté la demande de la SEC d'accélérer le dossier des valeurs mobilières de Tron.
- La défense de Tron a contesté la compréhension par la SEC des éléments du test Howey.
Au milieu du conflit juridique entre la Fondation Tron et la Securities and Exchange Commission (SEC) américaine, un développement notable est apparu.
Des rapports récents révèlent que la Fondation Tron et son fondateur, Justin Sun, ont obtenu une victoire juridique importante.
La victoire de Tron sur la SEC ?
Un juge fédéral de New York a rejeté la demande de la SEC d'accélérer l'affaire de fraude en valeurs mobilières en cours contre Tron [TRX]marquant un moment clé dans cette bataille juridique à enjeux élevés.
Malgré cette victoire, les spéculations vont bon train : la bataille juridique est loin d'être terminée. Collin Brown, ancien utilisateur de Twitter, a réitéré cette incertitude en déclarant :
« Cette victoire juridique renforce la défense de TRON, mais la bataille est loin d’être terminée. Cette décision pourrait avoir des conséquences majeures sur la manière dont les lois américaines sur les valeurs mobilières s’appliquent aux transactions mondiales en cryptomonnaies. »
Mesures prises par la SEC contre Tron
Pour replacer les choses dans leur contexte, la SEC a demandé une conférence préliminaire pour introduire des arguments supplémentaires dans son procès contre Tron et Justin Sun.
Ils ont affirmé que la défense avait introduit de manière inappropriée de nouveaux points concernant l'élément « entreprise commune » du test Howey, après la requête de la défense visant à rejeter l'affaire, qui, selon eux, violait les normes juridiques.
Pour ceux qui ne le connaissent pas, le test Howey détermine si une transaction est considérée comme un contrat d’investissement en vertu de la loi américaine sur les valeurs mobilières.
En défense, Justin Sun et les avocats de Tron ont fait valoir que la SEC avait mal compris leur position sur le test Howey.
Ils ont fait valoir que leur défense était basée sur les attentes de profit provenant des efforts des autres, et non sur l'élément « entreprise commune ».
En conséquence, le juge a rejeté la demande de la SEC, estimant que la défense n'avait pas réellement contesté l'élément « entreprise commune ».
Les échos du passé
Cet incident fait écho à une situation similaire survenue le 20 juin.
Notamment, la juge Phyllis Hamilton du tribunal de district américain pour le district nord de la Californie a rejeté quatre allégations de la SEC qui accusaient Ripple [XRP] de ne pas avoir enregistré XRP en tant que titre.
Le juge Hamilton a également statué que le XRP pourrait potentiellement être classé comme un titre lorsqu'il est vendu à des investisseurs particuliers, permettant au procès d'avancer sur la base des déclarations faites par le PDG de Ripple, Brad Garlinghouse.
Cela étant dit, ces cas soulignent le potentiel abus de pouvoir de la SEC et suscitent des inquiétudes quant à sa conduite procédurale.
Par conséquent, alors que la Fondation Tron et la SEC poursuivent leur bataille juridique à enjeux élevés, il reste à voir comment les lois américaines sur les valeurs mobilières auront un impact sur le marché plus large des crypto-monnaies.