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Lagarde a déclaré vendredi lors d’une réunion publique à Francfort avec un groupe d’étudiants que son fils « avait tout perdu ».
« Il m’a royalement ignoré, ce qui est son privilège », aurait déclaré l’homme politique français. « Et il a perdu presque tout l’argent qu’il avait investi. »
Lagarde a ouvertement parlé des investissements cryptographiques de son fils, observant qu’il avait alloué de l’argent aux actifs cryptographiques malgré ses multiples tentatives infructueuses pour le convaincre qu’il faisait une grave erreur.
La présidente de la BCE n’a pas divulgué la somme perdue par son fils, notant qu’il affirmait qu’il ne s’agissait pas de « beaucoup », mais seulement « d’environ 60 % » de ses investissements en cryptographie. « Ainsi, lorsque j’ai eu une nouvelle discussion avec lui à ce sujet, il a accepté à contrecœur que j’avais raison », a ajouté Lagarde.
Elle a réitéré sa vision négative des actifs cryptographiques, admettant en avoir une « très mauvaise opinion ». Mais elle reconnaît toujours la liberté des individus d’investir et de spéculer.
« J’ai, comme vous pouvez le constater, une très mauvaise opinion des cryptos […] Les gens sont libres d’investir leur argent où ils le souhaitent, les gens sont libres de spéculer autant qu’ils le souhaitent, (mais) les gens ne devraient pas être libres de participer à des échanges commerciaux et à des entreprises sanctionnés pénalement.
L’euro numérique
Lagarde est une critique féroce du Bitcoin et des autres crypto-monnaies. En mai 2022, elle affirmait que de tels actifs ne valaient rien. Le banquier central a précédemment indiqué qu’il était « très improbable » que les banques centrales détiennent un jour du Bitcoin et a affirmé que la crypto ascendante était un « actif hautement spéculatif » utilisé dans le blanchiment d’argent.
Le chef de la BCE est notamment très enthousiasmé par les monnaies numériques des banques centrales (CBDC). Au cours de son mandat, la Banque centrale européenne a pris des mesures en vue du lancement d’une version numérique de l’euro, qui, selon elle, ne devrait que compléter mais non remplacer les espèces traditionnelles.
Le projet d’euro numérique est entré ce mois-ci dans la « phase de préparation » et durera deux ans. La BCE ne prendra cependant pas de décision sur l’opportunité de déployer la CBDC tant que la législation nécessaire de l’Union européenne n’aura pas été finalisée.
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