
La Bulgarie fait l’actualité aujourd’hui après avoir adopté une loi sur la déclaration fiscale des crypto-monnaies. Ce faisant, il s'est effectivement aligné sur les règles de l'Union européenne (UE), malgré son retard.
La semaine dernière, le 9 septembre, l'Assemblée nationale bulgare a voté à l'unanimité en faveur de la directive européenne DAC8, qui étend la déclaration fiscale transfrontalière automatique aux actifs cryptographiques.
La directive a été lancée pour la première fois fin 2025 et les pays membres de l’UE devaient la mettre en œuvre d’ici janvier 2026. Elle vise à résoudre l’évasion fiscale et la fraude dans la région, compte tenu de la nature complexe et en constante évolution du secteur DeFi et crypto.
Cependant, la Bulgarie n'a apporté des modifications pour s'adapter à la directive qu'en mai. Le soutien massif apporté la semaine dernière à la modification du Code de procédure fiscale et de sécurité sociale du pays a finalisé le processus législatif.
Impact des règles fiscales bulgares sur les crypto-monnaies
La décision de la Bulgarie est en retard de plus de huit mois. Cependant, la nouvelle règle oblige les plateformes de cryptographie à collecter les informations requises à partir de janvier 2026. Mais d’abord, les bourses et les plateformes doivent s’enregistrer auprès du fisc, la National Revenue Authority (NRA).
Une partie des données ciblées comprend l’identité des utilisateurs et le volume échangé ou transféré, que ce soit en crypto ou en fiat.
Les fournisseurs doivent déclarer tous les types de transactions, garantissant que les transactions crypto-fiat et crypto-crypto sont couvertes par le nouveau régime.
De plus, tous les retraits externes, y compris vers les portefeuilles de garde personnelle, doivent être capturés. Ici, il convient de noter que la disposition n'exige que les retraits depuis les plateformes réglementées, ce qui signifie que les transferts internes entre portefeuilles d'auto-conservation ne relèvent pas de cette règle.
Il est intéressant de noter que le suivi des retraits externes vers des portefeuilles d’auto-conservation reflète le Lutte contre le blanchiment d'argent (AML) du GAFI pousser pour obtenir plus de transparence dans les transferts DeFi.
Le premier partage transfrontalier de déclarations fiscales cryptographiques devrait commencer en janvier 2027. Le non-respect des règles de déclaration fiscale peut entraîner des restrictions de compte.
Par ailleurs, le paquet AML de l’UE ciblant la cryptographie devrait également être mis en service à la mi-2027. En d’autres termes, l’UE souhaite disposer d’une traçabilité complète des transactions cryptographiques dans la région d’ici l’année prochaine.
La Bulgarie est classée 19e dans l’UE pour l’adoption de la cryptographie. On ne sait pas vraiment si les nouvelles règles favoriseront la croissance ou l’étoufferont.

L’un des risques notables de la déclaration fiscale transfrontalière sur les crypto-monnaies est peut-être la violation de données et la probabilité d’attaques brutales contre les victimes. La France est actuellement aux prises avec des attaques physiques et des enlèvements cryptographiques liés à un piratage de l'administration fiscale.
Il sera intéressant de voir comment les autorités équilibreront conformité et sécurité des utilisateurs en 2027.
Résumé final
- La Bulgarie a voté pour activer la déclaration fiscale transfrontalière des crypto-monnaies dans l’UE à partir de 2027.
- La règle oblige les plateformes réglementées à signaler même les retraits externes vers des portefeuilles d'auto-conservation