
- Soixante-seize gouvernements se sont engagés à partager des données cryptographiques dans le cadre du CARF.
- Cinquante-trois pays ont signé l'accord permettant l'échange automatique.
- La Suisse a retardé son calendrier tandis que les États-Unis poursuivent leur examen interne.
Hong Kong a lancé une consultation publique sur la manière dont elle envisage d'introduire le cadre international de déclaration des actifs cryptographiques, connu sous le nom de CARF, alors que les gouvernements du monde entier remodèlent leurs systèmes de déclaration fiscale pour les actifs numériques.
La consultation, annoncée mardi, vise à recueillir des commentaires sur le déploiement technique du CARF et les mises à jour associées des règles de déclaration fiscale locales.
Cela fait partie des efforts plus larges de Hong Kong visant à aligner sa surveillance de la cryptographie sur les normes mondiales de transparence, alors que les autorités continuent de travailler pour prévenir l'évasion fiscale transfrontalière.
Cette décision s'appuie sur la pratique existante de la ville consistant à échanger des informations sur les comptes financiers avec les juridictions partenaires chaque année depuis 2018, plutôt que de signaler un changement de direction.
Hong Kong élargit son examen réglementaire
La consultation examine comment le CARF fonctionnerait parallèlement à la Norme commune de déclaration, une autre initiative de l’Organisation de coopération et de développement économiques qui façonne la déclaration fiscale internationale.
En examinant ensemble les deux cadres, Hong Kong cherche à intégrer le partage de données cryptographiques dans les systèmes d’information financière établis.
Le processus reflète une coordination croissante entre les juridictions à mesure qu’elles adaptent leurs outils politiques pour répondre à l’expansion des marchés d’actifs numériques.
La dynamique mondiale influence le processus
Le CARF gagne du terrain dans le monde entier. Début novembre, 47 gouvernements se sont engagés conjointement à adopter ce cadre sans tarder. Le Brésil aurait également envisagé de participer au programme.
D’autres juridictions évoluent plus lentement. La Suisse a reporté sa propre mise en œuvre à 2027 et évalue encore avec quels pays elle échangera des données.
Le même mois, les États-Unis ont examiné une proposition de l’Internal Revenue Service liée à l’adhésion au CARF. Même avec des délais variés, la participation continue d'augmenter.
De plus en plus de juridictions s'engagent en faveur de l'adoption
Selon une liste de l'OCDE mise à jour le 4 décembre, 48 pays ont l'intention d'adopter le CARF d'ici 2027 et 27 autres d'ici 2028, tandis que les États-Unis ont identifié 2029 comme année cible. Cela porte à 76 le nombre total de pays s’engageant à partager des données cryptographiques.
Une liste distincte de l'OCDE confirme que 53 pays ont déjà signé l'Accord multilatéral entre autorités compétentes, le fondement juridique de l'échange automatique d'informations. Ces engagements témoignent d’un soutien mondial croissant en faveur de normes de reporting unifiées.
L'activité aux îles Caïmans attire l'attention
Des chiffres récents montrent une augmentation annuelle de 70 % des enregistrements de sociétés de fondations aux îles Caïmans.
Les professionnels du droit de Walkers ont noté que le CARF exclut probablement les structures qui détiennent uniquement des actifs cryptographiques, y compris les trésoreries protocolaires, les fonds d'investissement ou les fondations passives.
Cela a soulevé des questions sur la manière dont certaines entités peuvent se trouver en dehors du périmètre de partage de données alors que les règles de reporting continuent de se développer à l'échelle internationale.
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