
La Banque de Russie a préparé de nouvelles règles selon lesquelles la comptabilité des cryptomonnaies sera utilisée lors du calcul des normes prudentielles pour les acteurs professionnels du marché. Ces indicateurs permettent de comprendre si les entreprises disposent de suffisamment de fonds propres et si leur situation financière est stable.
Le projet de lignes directrices a déjà été soumis pour évaluation d’impact réglementaire. Les nouvelles exigences affecteront :
- Courtiers
- Sociétés de gestion
- Concessionnaires Forex
- Échangeurs de crypto
Pour la Russie, il s’agit d’une étape importante pour garantir que la crypto-monnaie soit prise en compte dans les calculs prudentiels non pas comme un instrument abstrait, mais comme un actif comportant des risques de marché et de crédit spécifiques.
Quels actifs numériques pourront être pris en compte ?
Lors de la détermination du montant de leurs fonds propres, les participants professionnels ne pourront inclure aucune monnaie numérique dans le calcul. La Banque de Russie propose de ne prendre en compte qu'une gamme limitée de ces actifs :
- Cryptomonnaies admises à la circulation sur les bourses
- Bitcoin
- Éthereum
La part de ces actifs sera limitée : les monnaies numériques ne devront pas dépasser 25 % de la valeur des actifs acceptés pour le calcul. De plus, la crypto-monnaie que l’entreprise entend inclure dans cette limite doit être enregistrée auprès des dépositaires de crypto-monnaie.
Pour une personne morale, cela signifie une approche plus stricte en matière de confirmation des droits sur les instruments numériques. Un tel actif ne peut pas être simplement déclaré au service comptable comme faisant partie du capital sans une infrastructure de stockage et de comptabilité claire.
Quel est le rapport avec le capital et le risque ?
Le document décrit quand les monnaies numériques peuvent être prises en compte lors de l'évaluation des risques de crédit et de marché dans le ratio d'adéquation des fonds propres. Cet indicateur montre si un acteur du marché dispose de suffisamment de fonds pour couvrir d'éventuelles pertes et continuer à opérer dans une situation défavorable.
En substance, le régulateur propose d'intégrer des outils numériques dans le système de contrôle de la stabilité financière. Ceci est important tant pour l'information comptable que financière : si un actif affecte le capital, sa valeur, ses risques et ses limites doivent être clairs tant pour l'entreprise elle-même que pour les autorités de contrôle.
Une comptabilité transparente des crypto-monnaies vous aide à voir d'emblée l'impact des actifs numériques sur le capital, les risques et la durabilité d'une entreprise.
Dans la pratique internationale, des questions similaires sont examinées à travers le prisme des normes internationales d’information financière. La monnaie numérique, les jetons blockchain et autres instruments nécessitent une évaluation minutieuse car leurs prix peuvent changer rapidement et les régimes juridiques varient selon les juridictions.
Ce qui est important pour la comptabilité et la comptabilité fiscale
Il est important pour les organisations et les entrepreneurs individuels qui travaillent avec la crypto-monnaie d'enregistrer les transactions afin qu'il soit clair quand l'actif est apparu, comment sa valeur a changé et quels revenus ont été générés lors de sa cession. Cela s'applique à l'achat, à la vente, à l'échange, à l'exploitation minière et à d'autres transactions avec des monnaies numériques.
En comptabilité, une cryptomonnaie peut être traitée différemment selon son rôle dans une entreprise : comme un stock si l’actif est destiné à la vente, ou comme un actif incorporel s’il est utilisé autrement. Le choix de la classification doit être lié à la signification économique de la transaction et reflété de manière cohérente.
En comptabilité fiscale, les revenus issus des transactions de cryptomonnaie nécessitent le calcul et le paiement d’un impôt. Les transactions imposables comprennent les ventes, les échanges, l’exploitation minière et d’autres cas de revenus provenant d’actifs numériques. Pour calculer l'impôt, il est important de collecter les pièces justificatives, de déterminer les revenus et de les refléter dans la déclaration fiscale.
Le non-paiement de l’impôt sur les revenus des cryptomonnaies peut entraîner des pénalités fiscales, notamment des amendes et des pénalités. Par conséquent, l'automatisation de la comptabilité devient une tâche pratique : les programmes et services aident à collecter les transactions, à calculer les résultats financiers et à préparer les données pour le reporting.
Gagner de l’argent sur les cryptomonnaies est associé non seulement au revenu lui-même, mais aussi à la prise en compte de ce revenu. Si un actif numérique a réalisé un bénéfice, cela affecte la comptabilité et la comptabilité fiscale et doit être reflété dans le reporting.
Quelles normes forment la réglementation
Pour les acteurs du marché, les principales lignes directrices sont la loi fédérale de la Fédération de Russie du 1er septembre sur la légalisation des crypto-monnaies en Russie, ainsi que le projet de directive de la Banque de Russie sur l'inclusion des monnaies numériques dans le calcul des normes prudentielles. Ces normes fixent le cadre de la circulation, de la comptabilité, du contrôle des risques et du reporting des transactions en cryptomonnaies.
Pourquoi de nouvelles restrictions sont-elles nécessaires ?
L'approche proposée devrait prendre en compte au préalable les risques liés aux transactions avec les monnaies numériques. Si une entreprise opère avec de tels actifs, il est important que le régulateur comprenne si cela constitue une menace pour son capital et ses clients.
La limite de 25 % réduit la probabilité que l’argent d’un participant professionnel soit trop dépendant du marché volatil de la cryptographie. Dans le même temps, les règles établissent un cadre clair pour les intermédiaires qui participent aux transactions sur actifs numériques.
Le contexte de ces changements était le développement de la régulation du marché des cryptomonnaies. Auparavant, la loi fédérale de la Fédération de Russie sur la légalisation des crypto-monnaies en Russie à compter du 1er septembre avait été signée. Dans ce contexte, les questions de comptabilité, de capital, de fiscalité et de reporting deviennent de plus en plus pratiques pour les acteurs du marché.
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