Le prix du pétrole chute après que Trump menace d’une attaque décisive contre l’Iran

Le prix du pétrole chute après que Trump menace d’une attaque décisive contre l’Iran

Le marché international de l’énergie a connu un léger répit dans le contexte de la grave escalade de la guerre entre les États-Unis et l’Iran. Le prix du pétrole Brent a chuté de 3,2% lors des premières heures de cotation ce vendredi. Le prix du baril de référence mondial s'élevait à 97,81 dollars le baril, selon les données du portail.

Malgré cette correction baissière, l'hydrocarbure maintient une solide tendance haussière avec un bénéfice cumulé de 10,9% cette semaine. De son côté, le pétrole américain West Texas Intermediate s'échangeait en baisse de 2,8%, s'établissant à 89,59 dollars le baril, au moment de la rédaction de cette note. Parallèlement, cet indicateur enregistre une hausse de 8,6% en une semaine.

Les mouvements de prix se sont produits immédiatement après que le commandement central américain ait effectué sa 13e nuit consécutive de bombardements sur le territoire iranien.

Les opérations militaires terrestres et aériennes ont eu un impact sur les centres de commandement, les entrepôts de drones et les réseaux de communication stratégiques dans la région du golfe Persique. Les autorités militaires ont déclaré que ces raids visaient à réduire les menaces contre la navigation commerciale.

L’instabilité des canaux de distribution maritimes a réintroduit une augmentation notable du risque géopolitique dans les modèles de tarification. Des analystes de sociétés telles que Capital.com ont souligné aux médias susmentionnés que les interruptions prolongées en mer Rouge accroissent l'incertitude quant à la sécurité énergétique mondiale. Cette situation entretient la hausse du prix du pétrole et exacerbe les risques de pressions inflationnistes généralisées.

Donald Trump envisage une offensive militaire sans précédent au Moyen-Orient

Le président des États-Unis, Donald Trump, a révélé dans une interview accordée à Axios qu'il envisageait de mener une attaque massive contre l'Iran. Le président américain a assuré que les nouvelles actions militaires envisagées dépasseraient en intensité tout ce qui a été observé depuis le début des hostilités bilatérales. Le chef de l'Etat a affirmé que les autorités de Téhéran n'avaient pas encore subi suffisamment de dégâts pour leurs actions.

L'avertissement présidentiel est intervenu après que les milices Houthis du Yémen, soutenues financièrement par l'Iran, ont attaqué deux pétroliers saoudiens. Les attaques de drones contre les navires ont provoqué des incendies sur les navires et forcé le détournement des routes commerciales dans le détroit de Bab el-Mandeb. Face à cette situation, le gouvernement de Washington a tenu la nation perse directement responsable des opérations de ses alliés.

Pour sa part, le secrétaire d'État Marco Rubio a décrit avec force la doctrine géopolitique actuelle de l'administration de la Maison Blanche. Le chef de la diplomatie américaine a déclaré que la stratégie contre l'Iran consiste à exiger « une tête pour un œil». Le responsable a affirmé que le pays asiatique paierait un coût financier et militaire très élevé.

Dans le même temps, les stratèges de la banque UBS suggèrent que les marchés pourraient surestimer la résilience des flux de pétrole brut.

Les experts prévoient que le rétablissement des activités logistiques sera beaucoup plus lent que prévu en raison du déclin des flottes maritimes. Dans ces conditions, l'institution financière estime que le prix du pétrole Brent tombera à 85 dollars d'ici la fin de l'année.

La crise diplomatique approfondit l'isolement des routes commerciales et fait monter le prix du pétrole

L'Organisation des Nations Unies a prévenu devant le Conseil de sécurité que la confrontation régionale est « au bord de l'inimaginable». Le secrétaire général, António Guterres, a déclaré que la dynamique de guerre actuelle obscurcit progressivement les objectifs politiques initiaux en faveur de la destruction mutuelle.

Le diplomate a demandé aux puissances d'arrêter le cycle des hostilités avant de provoquer un désastre économique irréversible. Il ne faut pas perdre de vue que le détroit de Bab el-Mandeb représente un nœud fondamental du commerce international par lequel transite 12 % du volume mondial des marchandises.

L'imposition de blocus navals par le Yémen a gravement perturbé l'approvisionnement des ports du canal de Suez. La viabilité des alternatives de transport terrestre reste remise en question en raison des menaces constantes de sabotage des infrastructures.

Au niveau national, le président des États-Unis est confronté à un scénario politique complexe à l’approche des élections législatives de l’automne 2026.

La Chambre des représentants a approuvé de justesse une résolution visant à mettre fin au financement des actions militaires unilatérales en Iran. Ainsi, le mécontentement de l’opinion publique face à la guerre limite la marge de manœuvre des autorités gouvernementales.

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