Warsh témoigne aujourd’hui devant le Congrès : va-t-il imposer une hausse des taux en juillet ?

Warsh témoigne aujourd’hui devant le Congrès : va-t-il imposer une hausse des taux en juillet ?

Le président de la Réserve fédérale, Kevin Warsh, témoigne devant le Congrès aujourd'hui, le 14 juillet et demain. Les traders obligataires parient de plus en plus que la semaine confirmera ce que les marchés soupçonnent déjà. Une hausse des taux est prévue en juillet.

Ce témoignage s’accompagne de nouvelles données sur l’inflation et d’une vague de bénéfices bancaires. Cela en fait l’une des semaines les plus importantes pour quiconque possède un prêt hypothécaire, un compte d’épargne ou un solde de carte de crédit.

Pourquoi les probabilités d'une hausse des taux ont bondi

Les traders ont poussé la probabilité implicite du marché d'une hausse d'un quart de point ce mois-ci à environ 50 %. Il y a quelques semaines à peine, ce chiffre était inférieur à 10 %. Les rendements du Trésor à deux ans, qui suivent de près les attentes politiques de la Fed, sont restés au-dessus de 4,25 %.

Les contrats OIS évaluent désormais à environ 50 % la probabilité d'une hausse des taux en juillet, soit une forte hausse par rapport aux prix du début du mois. Source de l'image : Bloomberg.

Le gouverneur de la Fed, Christopher Waller, a déclenché ce changement. Les marchés le considéraient comme l'un des responsables les plus conciliants de la banque centrale. Waller a déclaré que les décideurs politiques devraient envisager une hausse prochainement si les données à venir montrent une autre « lecture chaude » sur les prix sous-jacents.

L'indice des prix à la consommation de juin, également publié mardi, devrait montrer une inflation globale en baisse à environ 3,8 %, contre 4,2 % en mai. La baisse des prix de l’essence est à l’origine de cette baisse.

L'inflation sous-jacente, qui ne tient pas compte des produits alimentaires et de l'énergie, ne devrait que légèrement diminuer, passant de 2,9 % à environ 2,8 %. Cela le maintient bien au-dessus de l'objectif de 2 % de la Fed. Cette rigidité est exactement la raison pour laquelle les actions de puces sensibles aux taux sont toujours confrontées au risque lié à l’IPC.

Ne vous attendez pas à ce que Warsh donne un coup de main

Warsh a pris ses fonctions en mai et s’est déjà bâti la réputation d’éviter les indications prospectives. Il l’a clairement indiqué ce mois-ci lors d’un symposium des banques centrales au Portugal.

« Je veux que nous ayons une bonne dispute en famille. Quand nous entrerons dans cette pièce et fermerons la porte, nous aurons un bon débat, mais je n'ai pas grand-chose de plus à vous proposer. »

— Kévin Warsh

Le témoignage lui-même ne confirmera donc probablement pas une hausse. Attendez-vous plutôt à ce que les législateurs fassent pression sur Warsh pour que la Fed soit indépendante de la Maison Blanche de Trump.

Ils se demanderont également si la demande induite par l’IA contribue à l’inflation et comment les tarifs douaniers et les perturbations pétrolières au Moyen-Orient continuent de se répercuter sur les prix à la consommation.

La véritable décision arrivera lors de la réunion de la Fed du 29 juillet, et non lors des audiences de cette semaine.

Ce que signifierait une hausse pour les ménages ordinaires

Une hausse entraînerait une hausse des taux sur les cartes de crédit, les marges sur valeur domiciliaire et les prêts hypothécaires ajustables. C’est une mauvaise nouvelle pour les emprunteurs déjà mis à rude épreuve par une inflation élevée. Les épargnants en bénéficient plus directement. Les banques augmentent généralement les rendements des comptes d’épargne et des CD lorsque la Fed augmente ses taux.

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