Révision MiCA : la version 2.0 couvrira également le régime de double émission exploité par les entreprises américaines

Révision MiCA : la version 2.0 couvrira également le régime de double émission exploité par les entreprises américaines

Le contexte est celui dans lequel évoluent au moins deux grands émetteurs américains. Le problème « s’aggrave » depuis des mois.

EXCLUSIVITÉ CRIPTOVALUTA.IT® : L'actualité d'hier était la tentative de la Commission européenne de revoir MiCA et de proposer une version 2.0. D'après ce qui a été rapporté par Euronewsles sujets soumis à révision seront la tokenisation des actifs et des stablecoins, notamment ceux émis en dehors de l’Union. Nous avons demandé des éclaircissements supplémentaires Banque centrale européennequi, par l'intermédiaire d'un porte-parole, a offert des références concernant le régime double diffuseurqui permet à certains gestionnaires de disposer d'un token identique en termes d'espèces et de référence de smart contracts en Europe et hors Europe, mais avec des règles différentes.

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Le porte-parole de la BCE contacté par Criptocurrency.it® n'a pas mentionné les entreprises spécifiques qui recourent à ce régime. Nous le faisons, en indiquant dans Cercle (qui émet de l'USDC et de l'EURC) le principal bénéficiaire d'un régime qui fait débat depuis quelques temps et qui nous prétendons avoir publié d’abord à l’échelle mondiale.

Le contexte de la demande d’intervention de la BCE

Il existe plusieurs références à ce qui constitue, à ce jour, la principale préoccupation des BCE en ce qui concerne la gestion, par le Micadu secteur pièces stables. Le contexte nous a été proposé par le porte-parole de la BCE :

  • Vulnérabilité des émetteurs en régime dual

Le 8 mai dernierdans un discours prononcé devant Roda de Bará, présidente de la BCE Christine Lagarde a réitéré que la situation de multi-émetteurs ajoute une couche supplémentaire de vulnérabilité. Le discours peut être récupéré ici et ce n'était cependant que la dernière d'une série d'interventions de diverses autorités européennes sur le sujet.

  • Le principal risque de la zone euro vient des divergences entre les différentes juridictions

« Les plus grands risques proviennent des émissions multiples dans des pays tiers, où une entité de l'UE et une entité d'un pays tiers émettent conjointement une pièce stable fongible dans les deux juridictions. Cela pourrait laisser l'émetteur européen sans réserves suffisantes sous la supervision des autorités de l'UE. » Comme Senne Aerts, Claudia Lambert et Elisa Reinhold ont écrit ici à l'intérieur du Examen de la stabilité financière de novembre 2025.

Du même avis était, en octobre 2025, le rapport sur les risques systémiques des actifs cryptographiques publié par le CERS.

Le point de BCE il est de nature générale et il n'y a aucune référence spécifique aux émetteurs qui utilisent ce régime. Cependant, tout le monde sait qui utilise ce régime.

Le plus pertinent est Cerclequi émet USDC – un stablecoin lié au dollar d’une capitalisation d’environ 73 milliards de dollars. L'USDC peut être proposé en Europe grâce à un système multi-émetteursoù seul le réserves qui représentent l’USDC circulant… en Europe. Il existe un mécanisme de rééquilibrage périodique qui, du moins en théorie, ne devrait pas entraîner de déficits.

Si un utilisateur souhaite convertir son USDC en dollars auprès de l'entité européenne de Circle, Circle (dans son entité française, dans ce cas) pourra utiliser ses propres réserves ou les transférer également depuis son entité américaine.

Le système n’a posé aucun problème jusqu’à présent. Il est toutefois clair que ce système permet aux émetteurs américains qui exploitent ce système d'obtenir des rendements plus élevés sur leurs réserves. En Europe, il est obligatoire de détenir un certain pourcentage de liquidités, 40 % pour les grands émetteurs, tandis qu'aux États-Unis, vous pouvez également détenir 100 % en obligations et en REPO (ce que fait Circle, via un fonds géré par BlackRock), qui paient des intérêts.

Les opérateurs 100% européens qui ne disposent pas de réserves hors de leurs frontières se retrouvent donc en concurrence en devant respecter des règles plus restrictives.

Le même système est utilisé par Paxos pour son USDGmais pour des volumes et une capitalisation nettement inférieurs.

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