
Points clés à retenir
- La Chambre des représentants des États-Unis a approuvé le plan de logement cette semaine, envoyant au président Trump une interdiction des CBDC de la Fed jusqu'au 31 décembre 2030.
- Le Sénat a adopté le projet de loi par 85 voix contre 5 le 22 juin, intégrant une interdiction tant recherchée du dollar numérique dans une politique plus large du logement.
- Les Stablecoins restent exemptés, gardant les jetons privés en dollars comme principale voie d'accès au dollar numérique jusqu'en 2030.
Une interdiction de quatre ans intégrée dans un projet de loi sur le logement
La Chambre a donné son approbation finale à la mesure radicale en matière de logement, ouvrant la voie à l'un des crypto la politique la plus regardée de l’industrie l’emporte depuis des années. La législation empêche la Réserve fédérale d’émettre un dollar numérique au détail jusqu’à la fin de 2030, à moins que le Congrès ne prenne des mesures pour prolonger la restriction. Le langage du projet de loi est inhabituellement direct :
« [The central bank] ne peut pas émettre ou créer une monnaie numérique de banque centrale… directement ou indirectement par l’intermédiaire d’une institution financière ou d’un autre intermédiaire.
Cette disposition est arrivée dans la version du paquet du Sénat, que les législateurs ont adoptée à une écrasante majorité. 85 voix contre 5 le 22 juin. La Chambre avait auparavant avancé sa propre législation sur le logement d'un Marge 396-13et le vote de cette semaine a aligné la Chambre sur le texte du Sénat, envoyant le projet de loi combiné à la Maison Blanche.
Les partisans estiment que l’interdiction est un garde-fou contre la surveillance gouvernementale des dépenses personnelles plutôt qu’une réponse à un lancement imminent. La Fed a étudié le dollar numérique au moyen de documents de recherche et d'un programme pilote de Boston, mais aucun projet de vente au détail n'a été mené. CBDC était proche du déploiement.
Codifier un décret
L’interdiction inscrit effectivement dans la loi la position adoptée par Trump en janvier 2025, lorsqu’il a signé un décret s’opposant au développement des CBDC et invoquant des risques pour la confidentialité financière. En codifiant cette position, le Congrès rendrait bien plus difficile pour une future administration de relancer un projet de dollar numérique sans adopter une nouvelle législation.
Les critiques des monnaies numériques des banques centrales soutiennent qu’un dollar numérique géré par l’État pourrait permettre aux autorités de surveiller ou de restreindre la manière dont les citoyens effectuent leurs transactions, tandis que ses partisans le présentent comme une modernisation de l’argent public. Pendant le reste de la décennie, le projet de loi se range résolument du côté des sceptiques.
Pièces stables épargnées
La législation exclut les actifs numériques privés libellés en dollars, y compris les pièces stables, à condition qu'ils préservent une confidentialité comparable à celle de l'argent physique. Cette exemption laisse le secteur en croissance rapide des stablecoins, valant déjà des centaines de milliards de dollars, comme principal véhicule de dollars numériques aux États-Unis.
La distinction est importante pour les sociétés de cryptographie qui ont bâti leurs activités autour de jetons indexés sur le dollar, car plutôt que de concurrencer un dollar numérique émis par le gouvernement, ces émetteurs opèrent désormais sur un marché où la banque centrale n'a pas le droit d'entrer au niveau de détail jusqu'en 2030.
Une fois les deux chambres alignées, le projet de loi sera soumis au président Trump, qui devrait le signer, compte tenu de son précédent décret. Sa signature transformerait l’interdiction temporaire en loi contraignante jusqu’au 31 décembre 2030.
Voir l’article original en anglais
