
La commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen a soutenu le projet de loi sur l'euro numérique. Le document a été approuvé par 43 députés, 14 étaient contre et un s'est abstenu.
Les députés européens d'@EP_Economics ont adopté le paquet sur la monnaie unique #DigitalEuro, dirigé par l'eurodéputé @fnavarrete_
📌Règlement de l'euro numérique 43/14/1
📌PSP non euro 43/9/6
📌 Cours légal 46/4/8https://t.co/ohE38Mq9bP– Presse de la commission ECON (@EP_Economics) 23 juin 2026
L'euro numérique devrait être une forme de monnaie électronique émise BCE. Il pourra fonctionner en ligne (via un compte) et hors ligne (via le stockage local sur l'appareil). Ce dernier mode est proposé comme assimilé à de l'argent liquide : si l'utilisateur perd l'appareil, il perdra les fonds qui y sont stockés sans possibilité de récupération.
Pour vérifier les transactions, il est proposé d'utiliser des technologies telles que les preuves à connaissance nulle pour confirmer les transactions sans divulguer de données personnelles. Les banques, les prestataires de paiement, les bureaux de poste, les émetteurs de monnaie électronique et les prestataires réglementés de services sur crypto-actifs pourront distribuer l’euro numérique.
La plupart des entreprises seront tenues d'accepter l'actif. Des exceptions sont prévues pour les petites et microentreprises qui ne prennent pas en charge d'autres paiements numériques. Les services de base destinés aux utilisateurs (ouverture d'un compte, stockage et gestion des fonds, accès à au moins un instrument de paiement) devraient être gratuits.
Afin de réduire les risques pour le système bancaire, une limite de stockage sera fixée pour les citoyens. La commission n'a pas indiqué de montant précis : le plafond devrait être déterminé par la Commission européenne sur la base des recommandations de la BCE et revu au moins une fois tous les deux ans.
Que se passe-t-il ensuite
Avant le lancement, la BCE doit construire des infrastructures, mener de véritables tests pilotes et clarifier les règles de responsabilité. Une attention particulière est accordée aux risques hors ligne, notamment les doubles dépenses. Après autorisation, une période de déploiement d'au moins 24 mois est prévue.
La BCE estime que si la législation est adoptée en 2026, le projet pilote et les premières transactions pourraient commencer à partir de mi-2027, avec une première émission potentielle d'un euro numérique possible en 2029.
On s'attend à ce que l'euro numérique réduise la dépendance de l'UE à l'égard des infrastructures de paiement externes et préserve le rôle de l'argent public dans l'économie numérique. En octobre 2025, la BCE indiquait que près des deux tiers des transactions par carte dans la zone euro sont traitées par des entreprises non européennes.
En parallèle, les banques européennes développent une alternative privée. En mai, ING a annoncé que le nombre de participants au projet de stablecoin en euros réglementé par Qivalis était passé à 37. Parmi eux, ABN AMRO, Rabobank, Nordea, Intesa Sanpaolo, BNP Paribas, ING et UniCredit. L'actif devrait démarrer au second semestre 2026, sous réserve d'autorisation.
Dans le même temps, la BCE a mis en garde contre les risques liés à l'émission de pièces stables en euros : elles pourraient réduire les prêts bancaires et compliquer le contrôle des taux d'intérêt.
Rappelons qu'en avril le régulateur a conclu des accords avec trois organisations européennes pour standardiser les paiements pour l'euro numérique.
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