L’Iran menace de fermer Ormuz alors que les frappes israéliennes mettent en péril l’accord américain

L’Iran menace de fermer Ormuz alors que les frappes israéliennes mettent en péril l’accord américain

L'Iran a suspendu un processus de négociation de 60 jours avec les États-Unis moins de 24 heures après la signature d'un nouvel accord, tout en avertissant que les frappes israéliennes pourraient déclencher un nouveau blocus du détroit d'Ormuz.

Résumé

  • L'Iran a suspendu un processus de négociation de 60 jours avec les États-Unis moins de 24 heures après la signature d'un nouvel accord.
  • Téhéran a accusé Washington d'avoir violé l'accord après les opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban.
  • L’Iran a averti qu’une nouvelle escalade pourrait conduire à des représailles et à un nouveau blocus du détroit d’Ormuz.

Selon la Lettre d'Ormuz, citant des rapports de Fars et d'Al-Mayadeen, Téhéran a interrompu l'ensemble du cadre de négociation moins de 24 heures après la signature électronique de l'accord.

Les responsables iraniens ont fait valoir que les opérations militaires israéliennes dans le sud du Liban violaient la première clause du mémorandum, qui, selon eux, visait à mettre fin aux hostilités et à protéger la souveraineté libanaise.

Les forces israéliennes ont mené des opérations nocturnes dans le sud du Liban, selon des informations citées par les médias iraniens. Téhéran a ensuite accusé les États-Unis de ne pas avoir garanti le respect de l'accord et a rejeté les suggestions selon lesquelles les actions d'Israël devraient être considérées séparément des responsabilités de Washington dans le cadre de l'accord.

Les responsables iraniens ont également averti que le pays ne remplirait pas unilatéralement ses propres obligations en vertu du mémorandum jusqu'à ce qu'il reçoive l'assurance que l'activité militaire israélienne a cessé et que les États-Unis ont adhéré aux termes de l'accord, selon la Lettre d'Ormuz.

Le différend a rapidement perturbé les efforts diplomatiques. Selon certaines informations, une délégation iranienne se préparait déjà à se rendre en Suisse pour le premier cycle de négociations avant que Téhéran ne décide de suspendre l'ensemble du processus.

Les pourparlers prévus devraient marquer le début d'un processus diplomatique de 60 jours entre le vice-président américain JD Vance et le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf. Les négociations étant désormais suspendues, l’incertitude est revenue dans un processus qui venait tout juste de commencer.

Les inquiétudes sur l’approvisionnement en pétrole reviennent sur les marchés financiers

L’attention se porte de plus en plus vers le détroit d’Ormuz, une route essentielle pour les exportations mondiales d’énergie. Les menaces iraniennes de fermer la voie navigable ont ravivé les inquiétudes quant aux perturbations potentielles des expéditions de pétrole malgré la récente baisse des prix du brut.

Les acteurs du marché surveillent de près la route car une part importante des exportations mondiales de brut par voie maritime passe par l'étroit passage reliant le golfe Persique aux marchés internationaux. Toute interruption pourrait resserrer les approvisionnements énergétiques et inverser la récente baisse des prix du pétrole vers 75 dollars le baril.

Les analystes préviennent depuis longtemps que la hausse des prix du pétrole peut alimenter les pressions inflationnistes, compliquant ainsi les attentes concernant les futures décisions de politique monétaire. Une nouvelle flambée des coûts de l’énergie pourrait affecter la confiance des actions, des matières premières et d’autres actifs sensibles au risque.

Les traders de crypto réagissent aux tensions géopolitiques croissantes

Les marchés des actifs numériques ont baissé à mesure que les investisseurs évaluaient les derniers développements. Le Bitcoin est tombé en dessous de 63 000 $ jeudi et s'est brièvement négocié près du niveau de 62 000 $ alors que les traders réduisaient leur exposition aux actifs à risque dans un contexte d'incertitude croissante au Moyen-Orient.

Le déclin s’est étendu à l’ensemble du marché des cryptomonnaies, où les inquiétudes concernant une éventuelle perturbation d’Ormuz se sont ajoutées aux risques macroéconomiques existants. Les traders ont également réfléchi à la manière dont la hausse des coûts de l’énergie pourrait influencer les attentes en matière d’inflation et de taux d’intérêt.

Les tensions géopolitiques croissantes ont également déclenché une vague de liquidations sur les marchés de dérivés cryptographiques. Selon les données de CoinGlass, environ 499,34 millions de dollars de positions ont été liquidées au cours des dernières 24 heures, les traders longs représentant 402,11 millions de dollars de pertes. Plus de 125 000 traders ont été liquidés au cours de la période alors que le Bitcoin est tombé en dessous de 63 000 $ et que la volatilité du marché a augmenté.

Source : CoinGlass

Alors que les négociations sont suspendues et que Téhéran met en garde contre des mesures de représailles supplémentaires, les investisseurs resteront probablement concentrés sur les développements entourant l’accord américano-iranien, l’activité militaire israélienne au Liban et l’avenir du transport maritime via le détroit d’Ormuz.

Divulgation : cet article ne représente pas des conseils en investissement. Le contenu et les documents présentés sur cette page sont uniquement destinés à des fins éducatives.

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