Accord Trump-Iran : un cessez-le-feu qui résout tout sauf les parties difficiles

Accord Trump-Iran : un cessez-le-feu qui résout tout sauf les parties difficiles

Donald Trump a déclaré que les États-Unis et l'Iran avaient finalisé un accord de paix, dont la cérémonie de signature est prévue le 19 juin en Suisse. Le cadre rouvre le détroit d’Ormuz tout en repoussant les questions nucléaires les plus difficiles dans les négociations ultérieures.

L'accord fonctionne comme un protocole d'accord de 60 jours plutôt que comme un traité final. Il gèle les combats, facilite les flux de pétrole et échange l’allégement des sanctions contre le respect par l’Iran. Des différends majeurs sur l’enrichissement et les armes restent ouverts.

Ce que contient réellement l’accord Trump-Iran

Le mémorandum dure 60 jours et peut être prolongé par consentement mutuel, selon un responsable américain cité par Axios. La structure privilégie une désescalade rapide plutôt qu’un règlement contraignant.

Il rouvre le détroit d'Ormuz sans péage. L'Iran accepte de déminer les mines navales qu'il a posées. Les États-Unis lèvent ensuite progressivement le blocus des ports iraniens.

Des dérogations temporaires permettent à l’Iran de vendre à nouveau du pétrole pendant cette période. Les fonds gelés restent bloqués jusqu'à un accord final et vérifié. Trump appelle ce principe « un soulagement pour la performance ».

Téhéran a repoussé le calendrier, alimentant un calendrier de signature controversé que les commerçants continuent de surveiller de près.

Pourquoi les questions nucléaires restent sans solution

Le projet comprend un engagement iranien à ne jamais rechercher l’arme nucléaire. Il reporte les limites d'enrichissement et le retrait des stocks aux négociations de 60 jours.

Cet écart fait écho à l’accord nucléaire de 2015, le JCPOA, que Trump a quitté en 2018. Cette fois, l’allégement est censé suivre le respect plutôt que les engagements initiaux.

Les deux parties sont toujours ouvertement en désaccord. Trump insiste sur le fait que l’accord n’autorise pas l’enrichissement de l’uranium. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, affirme le contraire.

« Toutefois, l’enrichissement en Iran se poursuivra avec ou sans accord. »

Les missiles balistiques et les réseaux mandataires reçoivent peu d’attention immédiate dans le texte.

Ce que l’accord reporte et comment les marchés ont réagi

Les critiques affirment que le cadre permet d’acheter environ 60 jours de calme, et non un règlement durable. Des plafonds permanents d’enrichissement, des missiles et des proxys régionaux attendent un deuxième cycle de négociations.

Des obstacles pratiques subsistent également. Le Pentagone a averti que le déminage complet d’Ormuz pourrait prendre jusqu’à six mois, ce qui ralentirait tout retour au transport maritime d’avant-guerre.

Les marchés ont quand même bougé suite à cette annonce. Un contexte géopolitique plus calme pourrait continuer à soutenir la reprise de Bitcoin si les actions restent fermes lors de la signature.

La cérémonie du 19 juin permettra de vérifier si la trêve tient. La mesure la plus difficile intervient plus tard, lorsque les négociateurs décident si le respect des règles peut remplacer les accords initiaux sur lesquels reposaient les accords antérieurs.

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