
L’infrastructure pétrolière la plus importante de l’Iran a effectivement été mise hors service. L'île de Kharg, le terminal responsable de la grande majorité des exportations de brut iranien, n'a pas chargé un seul pétrolier depuis au moins 10 jours, selon les images satellite et les données d'expédition examinées par Bloomberg.
La cause n’est pas une panne mécanique ou une tempête. C'est la marine américaine qui a imposé un blocus qui a verrouillé l'ensemble du littoral iranien.
Que se passe-t-il réellement sur l'île de Kharg ?
L'île de Kharg se trouve à environ 25 kilomètres de la côte sud de l'Iran, dans le golfe Persique. Depuis le 8 mai, c'est un port fantôme.
Les images satellite ont confirmé la fermeture et les images racontent une sombre histoire secondaire. Une nappe de pétrole s'étendant sur environ 71 kilomètres carrés a été observée à proximité de l'installation, avec une fuite estimée à 80 000 barils dans les eaux environnantes.
L’armée américaine a activement engagé des pétroliers iraniens qui tentaient de briser le blocus. En seulement neuf jours, le blocus a touché environ 69 millions de barils de pétrole brut.
Le calcul stratégique derrière le blocus
L'île de Kharg représente plus de 90 % des expéditions de pétrole iranien dans des conditions stables. Sa fermeture élimine le principal mécanisme par lequel l’Iran gagne des devises fortes sur le marché mondial.
Quels marchés de cryptographie intègrent les prix
Les marchés de prédiction de cryptomonnaies montraient une probabilité de 60,5 % de normalisation du trafic à travers le détroit d’Ormuz d’ici le 30 avril. Cette date est déjà dépassée. La liquidité sur ces marchés de prédiction reste faible, les chiffres de probabilité doivent donc être pris avec précaution.
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