
Le président Trump a fait volte-face sur son plan visant à réduire les droits de douane sur les importations de bœuf, cédant aux pressions des éleveurs de bétail américains et des législateurs républicains alliés qui affirmaient que cette décision dévasterait une industrie nationale déjà en difficulté.
La décision, annoncée le 11 mai, annule ce qui était une suspension proposée de 200 jours des droits de douane sur le bœuf importé.
Un troupeau au plus bas historique
Le cheptel bovin américain est tombé à sa plus petite taille depuis 75 ans. Les éleveurs américains possèdent moins de têtes de bétail qu'à aucun autre moment depuis le début des années 1950, une période où la population du pays représentait environ la moitié de ce qu'elle est aujourd'hui.
Dans ce contexte, l’administration Trump a initialement lancé l’idée de suspendre temporairement les droits de douane sur les importations de bœuf. La logique était simple : faire venir du bœuf étranger moins cher pour faire baisser les prix à la consommation.
Les éleveurs voyaient les choses différemment. De leur point de vue, inonder le marché avec des importations moins chères alors que le cheptel national est au plus bas générationnel équivaudrait à donner un coup de pied à quelqu'un alors qu'il est en difficulté.
Le calcul politique rencontre le parc d’engraissement
L'opposition ne venait pas seulement des groupes industriels. Les législateurs républicains, dont beaucoup représentent des districts ruraux où l'élevage de bétail constitue le pilier économique, ont fait connaître leur mécontentement.
Le plan, abandonné, prévoyait une suspension d'environ 200 jours des droits de douane sur les importations de bœuf.
Ce que cela signifie pour les marchés et les investisseurs
Pour les négociants en matières premières, le report élimine une source de pression à la baisse à court terme sur les prix intérieurs de la viande bovine. Les contrats à terme sur bovins vivants se négociaient avec une certaine incertitude autour de la question tarifaire. Cette incertitude est désormais résolue, au moins temporairement, en faveur du statu quo.