
TLDR
- SES a réalisé un chiffre d'affaires de 847 millions d'euros au premier trimestre 2026, soit une augmentation de 80 % d'une année sur l'autre à taux de change constants.
- Premier rapport trimestriel intégrant les opérations d'Intelsat après la finalisation de l'acquisition en juillet 2025
- La division Aviation a remporté des contrats couvrant plus de 40 avions long-courriers de Japan Airlines
- Le partenariat avec Boeing a permis de réaliser des progrès significatifs vers une connectivité installée en usine sur l'ensemble de la flotte Boeing.
- La société maintient ses projections pour l'ensemble de l'année 2026 avec des prévisions de chiffre d'affaires et d'EBITDA stables à données comparables.
Le fournisseur de communications par satellite SES, dont le siège est au Luxembourg, a publié mardi ses résultats financiers du premier trimestre 2026, révélant un chiffre d'affaires totalisant 847 millions d'euros. Cela représente un bond de 80 % par rapport à l’année précédente, à taux de change constants.
Ces résultats marquent le premier rapport trimestriel intégrant l'ensemble des opérations d'Intelsat, suite à la finalisation de l'acquisition de SES en juillet 2025. La fusion stratégique a considérablement amélioré les chiffres d'affaires de l'entreprise.
Le trimestre a généré un EBITDA ajusté de 404 millions d'euros, soit une hausse de 44,2 % à taux de change publiés. Cependant, la marge du BAIIA ajusté a diminué à 47,7 %, contre 55,1 % au cours de la période correspondante en 2025, principalement en raison des coûts élevés associés aux opérations fusionnées.
Evalué à périmètre constant, hors contribution d'Intelsat, le chiffre d'affaires a progressé de 3,1% tandis que l'EBITDA ajusté a grimpé de 5% à taux de change constants. Ces chiffres témoignent d'une croissance organique constante dans les activités principales.
La confiance des investisseurs a réagi positivement, les actions SES grimpant de plus de 6 % mardi et atteignant le prix le plus haut de 2026. Le titre s'est établi à près de 8,17 € à la clôture du marché.
La division Aviation améliore ses performances trimestrielles
Le secteur de l'aviation a enregistré des résultats exceptionnels au cours du trimestre. Le PDG Adel Al-Saleh a indiqué qu'environ 600 avions fonctionnent actuellement avec la plate-forme de connectivité en vol multi-orbite de SES.
Durant cette période, SES a finalisé des accords pour équiper plus de 40 avions long-courriers pour Japan Airlines. Dans tous les segments, la société a exécuté 306 millions d'euros de nouveaux contrats et de renouvellements.
Un développement important a émergé du partenariat SES-Boeing, franchissant une étape cruciale pour l'intégration en usine de la plate-forme de connectivité multi-orbite sur l'ensemble du portefeuille d'avions de Boeing. Cette avancée permet à la technologie d'être intégrée lors de la fabrication plutôt que d'être modernisée après la livraison.
Accords européens sur les infrastructures renouvelés
Concernant les opérations européennes, SES s'est associé à l'Agence européenne pour le programme spatial pour prolonger le contrat de service du satellite EGNOS GEO-1 jusqu'en 2030. Ce système offre des capacités de navigation de précision pour l'aviation et des applications supplémentaires dans toute l'Europe.
SES a maintenu sa participation à l'initiative IRIS², un projet de la Commission européenne axé sur les infrastructures de communications spatiales indépendantes. La société prévoit des dépenses d'investissement de près de 700 millions d'euros pour 2026, comprenant des investissements dans IRIS² et le déploiement initial du programme meoSphere.
Le pôle Réseaux, qui représente 66 % du chiffre d'affaires consolidé, a généré 556 millions d'euros. Le chiffre d'affaires Mobilité de ce segment a atteint 259 millions d'euros, en hausse de 207,8 % à taux de change constants, même si les chiffres intègrent une restructuration programmée du contrat Aviation de 81 millions d'euros.
Le chiffre d'affaires du pôle Médias s'élève à 285 millions d'euros, en hausse de 42,9% à taux de change constants et en baisse de 11% à périmètre constant.
Le résultat net affiche une perte de 16 millions d'euros, contrastant avec un bénéfice de 29 millions d'euros enregistré un an auparavant. Des charges d'amortissement élevées de 108 millions d'euros et des dépenses de financement accrues suite à la transaction Intelsat ont exercé une pression sur la rentabilité.
La dette nette ajustée par rapport à l'EBITDA a atteint 4,1 fois, contre 1,2 fois douze mois plus tôt, reflétant le fardeau de la dette assumé pour l'acquisition.
Les dépenses liées au personnel ont diminué de 20 % et les coûts d'exploitation totaux ont diminué de 9 % d'une année sur l'autre à taux de change constant et sur une base comparable, démontrant la réalisation précoce d'une synergie issue du processus d'intégration.
SES a confirmé ses perspectives financières pour l'ensemble de l'année 2026, prévoyant un chiffre d'affaires et un EBITDA ajusté stables par rapport à l'année précédente sur une base comparable et à taux de change constants.
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