
Le président de la Fed attaqué injustement et sans preuves, selon un juge fédéral
Un juge nommé par Barack Obama défend un président de la Réserve fédérale nommé par Donald Trump, mais les relations entre ces deux derniers – il faut le savoir – se détériorent. Le sujet est celui de l'assignation à comparaître du ministère de la Justice contre Jerome Powell, actuel président de la banque centrale américaine. La première réponse du pouvoir judiciaire est que les allégations du DoJ sont creuses, visent à exercer une pression politique et ne contiennent même pas la moindre preuve. Il s'agit d'une victoire, même intermédiaire, de Jérôme Powell.
C'est précisément qui a décidé James Boasberg – nommé par Obama – qui a démantelé le système de poursuites judiciaires du ministère de la Justice, le définissant comme astucieusement construit pour exercer des pressions et perturber le président (de la Fed).
Il n'y a même pas de preuve
Les accusations concernaient le témoignage de Jerome Powell devant le Congrès concernant certaines rénovations dans l'un des bâtiments de la Réserve fédérale. Des restructurations qui sont depuis un certain temps une obsession des proches de Trump et qui – du moins selon le juge – ne permettraient cependant pas de soutenir ce qui doit être présent dans les procès, c'est-à-dire un lambeau de preuve.
Deux assignation ils ont donc été restitués à l’expéditeur – dans une démarche que les marchés ont interprétée comme une défense inhabituelle (et qui n’avait jamais été nécessaire dans le passé) de l’indépendance de la Réserve fédérale par le pouvoir judiciaire.
Comme il l'écrit Nick Timiraos sur Le Wall Street JournalDans l’histoire relativement courte de la Fed, le pacte entre la Maison Blanche et la banque centrale a toujours été le même : les présidents américains se plaignent des taux, font quelques éclats à la télévision, mais reconnaissent ensuite l’indépendance de la Fed. En général, en évitant d'aller plus loin.
Tout cela alors qu'il ne reste que quelques semaines avant le début d'une transition qui conduira Kevin Warsh (en attente d'approbation par le Sénat) à remplacer Jerome Powell, en raison de l'expiration naturelle de son mandat.
Une situation compliquée dont les avocats de Powell semblent avoir déjà profité, du moins en ce qui concerne la possibilité qu'il reste membre du Board.
Mais pour l’instant, tout devrait revenir à la normale : la Fed indépendante d’un côté et de l’autre le président américain en poste se plaignant de taux toujours trop élevés. Par contre, le dernier coup de gueule L'intervention de Trump sur les tarifs sur les réseaux sociaux s'est produite il y a quelques heures à peine, lorsque, dans l'un de ses messages habituels, il a attaqué Powell, l'invitant à réduire les taux pour l'aider en période de crise énergétique potentielle.
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