
La Securities and Exchange Commission des États-Unis a accepté de régler son affaire de longue date contre le fondateur de Tron, Justin Sun, et les sociétés liées à l'écosystème TRON, selon un dossier judiciaire soumis jeudi au tribunal de district du district sud de New York.
Selon le jugement proposé, Rainberry paierait 10 millions de dollars de pénalités. Les réclamations restantes contre Sun et les fondations associées seraient abandonnées.
Rainberry est la société derrière BitTorrent, qui est devenue liée à l'écosystème TRON après son acquisition par Sun en 2018.
L'accord doit encore être approuvé par le Tribunal fédéral.
La commission a également indiqué qu'elle déposerait un avis distinct rejetant les plaintes contre DeAndre Cortez Way, connu professionnellement sous le nom de rappeur Soulja Boy, concluant ainsi entièrement l'affaire.
Origines de la mesure coercitive
En 2023, la SEC a porté plainte contre Sun et ses sociétés, notamment la Fondation Tron, la Fondation BitTorrent et Rainberry, pour des offres et des ventes prétendument non enregistrées de titres d'actifs cryptographiques TRON (TRX) et BitTorrent (BTT).
Le régulateur a également allégué que Sun avait orchestré des transactions fictives pour gonfler l'activité de trading de TRX et gagné des millions de dollars grâce aux ventes illégales de jetons.
L'affaire était l'une des nombreuses mesures coercitives très médiatisées que l'agence a prises contre des personnalités éminentes du secteur des actifs numériques au cours de cette période.
En février 2025, la SEC a suspendu son action en justice contre Sun, à la suite d'une demande conjointe des deux parties.
Le paysage réglementaire change sous une nouvelle direction
Le règlement intervient au milieu d'un recalibrage notable de l'approche de la SEC en matière d'application des actifs numériques.
Sous la direction du président Paul Atkins, l'agence a décidé de suspendre certaines affaires liées à la cryptographie en faveur de la poursuite de résolutions négociées.
Ce pivot a cependant suscité des critiques de la part de certains législateurs. Les démocrates de la Chambre ont publiquement remis en question la décision de la commission de suspendre les mesures coercitives, y compris les procédures contre Sun et Tron.