
TLDR :
- Une entité soutenue par les Émirats arabes unis acquiert 49 % du capital de World Liberty Financial pour un investissement déclaré de 500 millions de dollars
- La transaction verse 187 millions de dollars à des entités liées à la famille Trump quelques jours seulement avant son investiture
- La plateforme collecte les adresses de portefeuille, les identifiants d'appareils et les données de localisation des utilisateurs américains
- Les sénateurs ont fixé au 5 mars la date limite pour que le Trésor confirme si l'examen de la sécurité se poursuit
Deux sénateurs américains ont officiellement demandé au secrétaire au Trésor, Scott Bessent, d'ouvrir un examen de sécurité nationale d'une transaction d'investissement étranger.
La demande porte sur un achat de participation de 500 millions de dollars par une entité soutenue par les Émirats arabes unis dans World Liberty Financial, une entreprise de crypto-monnaie associée à la famille Trump.
Les sénateurs Elizabeth Warren et Andy Kim ont fait part de leurs inquiétudes quant à l'accès potentiel d'étrangers à des données financières sensibles via la transaction.
La structure des investissements étrangers soulève des questions
L'accord annoncé accorde au véhicule d'investissement soutenu par les Émirats arabes unis une participation d'environ 49 % dans World Liberty Financial. Tsa transaction a eu lieu quatre jours seulement avant l’investiture présidentielle en janvier 2026.
Selon certaines informations, Cheikh Tahnoon bin Zayed Al Nahyan, conseiller à la sécurité nationale des Émirats arabes unis, a soutenu cet investissement.
Le Wall Street Journal a qualifié cette transaction de sans précédent dans l’histoire politique américaine. La structure de la transaction aurait dirigé 187 millions de dollars vers des entités liées à la famille Trump.
Ces entités comprennent DT Marks DEFI LLC et DT Marks SC LLC. Cet investissement fait du fonds étranger le principal actionnaire de la plateforme de crypto-monnaie.
Selon les termes annoncés, deux des cinq sièges du conseil d'administration seraient attribués à des dirigeants occupant également des postes au sein du G42. Cette société, associée à Cheikh Tahnoon, a déjà fait l'objet d'un examen minutieux de la part des agences de renseignement américaines. Ce double rôle a suscité des questions sur les conflits potentiels et l’influence étrangère.
Les pratiques de collecte de données attirent l’attention
Les sénateurs ont souligné la politique de confidentialité de World Liberty Financial dans leur correspondance. La plate-forme reconnaît la collecte des adresses de portefeuille, des identifiants d'appareil et des adresses IP des utilisateurs. De plus, l'entreprise collecte des données de localisation approximatives déduites des adresses IP.
Les prestataires de services travaillant avec World Liberty Financial peuvent collecter des identifiants sensibles supplémentaires. Il s'agit notamment des numéros de permis de conduire et des informations sur le passeport. La plateforme peut recevoir ces informations à travers ses partenariats et ses activités opérationnelles.
En outre, World Liberty Financial a demandé une charte de banque fiduciaire. L'entreprise a déclaré son objectif de créer « un nouveau système financier au profit de millions de personnes. »
Cette décision pourrait élargir l'accès de l'entreprise aux informations financières des citoyens américains. La combinaison de la collecte de données sensibles et d’une participation étrangère importante a déclenché des considérations de sécurité nationale.
Processus d'examen du CFIUS en cours d'examen
Aux États-Unis, le Comité des investissements étrangers examine généralement les transactions impliquant un contrôle étranger d’entreprises américaines.
Le comité examine également les investissements qui pourraient permettre à des entités étrangères d'accéder à des données personnelles sensibles. Warren et Kim ont demandé confirmation si la transaction avait fait l'objet d'un examen approprié.
Les sénateurs ont fixé au 5 mars 2026 la date limite pour la réponse du Trésor. Leur lettre comprend six questions spécifiques sur le processus d'examen. Ces questions visent à déterminer si la transaction est considérée comme une transaction couverte nécessitant un examen.
Les rapports ont indiqué que l'accord avait progressé rapidement et « a accordé des salaires rapides aux entités affiliées aux Trump.» Les sénateurs cherchent à savoir si la transaction World Liberty Financial a bénéficié d'un traitement spécial via un mécanisme accéléré. Les Émirats arabes unis auraient fait pression pour un programme pilote annoncé par le Trésor en mai 2025.
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