Selon des informations locales, la banque centrale russe réexamine son opposition de longue date aux pièces stables. Le premier vice-président Vladimir Chistyukhin a déclaré que la Banque de Russie mènerait cette année une étude sur la faisabilité de la création d'un stablecoin russe.
Auparavant, la Russie s’était toujours opposée au projet de stablecoin centralisé. Cependant, Chistyukhin a déclaré que les pratiques étrangères justifient désormais une nouvelle évaluation des risques et des perspectives.
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Moscou rouvre le débat sur le Stablecoin
Ce changement signale une refonte stratégique plutôt qu’un changement de politique immédiat. Pourtant, le timing est remarquable.
Au cours de la dernière année, les États-Unis ont adopté la loi GENIUS, établissant un cadre fédéral pour les pièces stables de paiement.
La loi a officialisé les exigences de soutien en dollars 1 : 1 et de transparence des réserves.
En conséquence, les pièces stables soutenues par les États-Unis ont acquis une légitimité institutionnelle et étendu leur empreinte dans les paiements transfrontaliers et le règlement des actifs numériques.
Dans le même temps, l’Union européenne a accéléré les travaux menés par les grandes banques sur un euro numérique et des pièces stables en euros conformes à la MiCA.
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Les décideurs politiques européens ont considéré ces efforts comme nécessaires pour préserver la souveraineté monétaire et réduire la dépendance à l’égard des monnaies numériques étrangères.
Dans ce contexte, la Russie risque de prendre du retard dans la course à la conception de l’infrastructure monétaire numérique. Les Stablecoins fonctionnent désormais comme des rails de liquidité de base sur les marchés mondiaux de la cryptographie et, de plus en plus, dans le règlement des échanges.
Si les jetons adossés au dollar et à l’euro dominent les flux transfrontaliers, les entités russes pourraient être confrontées à une dépendance accrue à l’égard d’instruments réglementés par l’étranger.
Pression des sanctions et question de la souveraineté
En outre, les sanctions et les restrictions imposées à l'accès de la Russie aux réseaux de paiement traditionnels ajoutent à l'urgence.
Un stablecoin sous contrôle national pourrait, en théorie, fournir un mécanisme de règlement alternatif pour les partenaires internationaux désireux d’effectuer des transactions en dehors des systèmes occidentaux.
Même l’exploration du concept indique que Moscou reconnaît la dimension géopolitique de l’infrastructure stablecoin.
Les risques restent toutefois importants. Un stablecoin russe nécessiterait des réserves crédibles, une clarté juridique et la confiance des contreparties. Sans transparence et liquidité, l’adoption serait limitée.
Pour l’instant, la Banque de Russie étudie la question, mais ne l’approuve pas.
Voir l’article original en anglais
