resserrement du crédit aux entreprises

resserrement du crédit aux entreprises

La dernière enquête sur les prêts bancaires de l'Eurosystème fait apparaître des signes d'un resserrement du crédit aux entreprises, face à des conditions plus hétérogènes pour les familles et les prêts hypothécaires.

Tableau général de la crise du crédit

Selon l’enquête sur la distribution des prêts bancaires de janvier 2026, les banques de la zone euro ont fait état d’un durcissement net inattendu des critères d’octroi de prêts aux entreprises au quatrième trimestre 2020. 2025. La part nette des intermédiaires ayant durci les conditions est égale à 7%.

Pour les prêts aux familles pour l'achat d'un logement, les intermédiaires ont plutôt indiqué un léger assouplissement, avec une part nette de -2%. Toutefois, dans le domaine du crédit à la consommation et d'autres formes de financement destinés aux familles, les critères ont été encore plus stricts, avec un solde net de 6%.

Pour les entreprises, le resserrement au quatrième trimestre fait suite à un resserrement plus limité au trimestre précédent et a été supérieur aux attentes exprimées par les mêmes instituts lors de l'enquête précédente, égale à1%. En outre, les banques signalent que la moindre tolérance au risque et les inquiétudes concernant la situation économique ont joué un rôle décisif.

Facteurs de risque et différences entre les types de prêts

Cette prudence accrue reflète principalement des craintes quant à l’avenir des entreprises et de l’économie dans son ensemble, ainsi qu’une réduction de l’appétit pour le risque. Pour les crédits immobiliers, les banques signalent un léger assouplissement des critères, non prévu dans les attentes précédentes.

Dans le segment des prêts à l'achat de logements, la concurrence entre intermédiaires a contribué à assouplir les critères, tandis que la perception des risques a agi en sens inverse. En outre, pour le crédit à la consommation, la combinaison d’une moindre tolérance au risque et d’une perception plus élevée des risques a été le principal moteur du resserrement.

Pour le premier trimestre de 2026les établissements s'attendent à un nouveau durcissement net, quoique modéré, des critères de crédit aux entreprises, à un léger durcissement pour les crédits immobiliers résidentiels et à un resserrement plus marqué du crédit à la consommation.

Conditions contractuelles et taux de refus

Globalement, les conditions économiques effectivement appliquées aux contrats de crédit se sont durcies pour les crédits aux entreprises et à la consommation, alors qu'elles sont plus favorables pour les crédits immobiliers. Cependant, les intermédiaires ont également signalé une nette augmentation de la part des demandes rejetées de crédit aux entreprises et à la consommation.

Pour les prêts immobiliers, la part des demandes rejetées est restée pratiquement inchangée. Par ailleurs, par rapport au trimestre précédent, la hausse nette du pourcentage de déchets a été plus marquée pour les entreprises et plus limitée pour les familles.

Evolution de la demande de prêts des entreprises et des familles

Au quatrième trimestre de 2025les banques ont enregistré une nouvelle hausse, quoique légère, nette de la demande de prêts ou de lignes de crédit de la part des entreprises, égale à 3%. Cette hausse est conforme au trimestre précédent et dépasse les attentes, qui étaient nulles.

La demande de financement des entreprises a été principalement tirée par le besoin accru de stocks, de fonds de roulement et d'autres besoins de financement, tandis que les investissements fixes ont apporté une contribution sensiblement neutre. En outre, les banques signalent que la demande de prêts hypothécaires pour l'achat de logements a encore augmenté en termes nets, avec un solde de 9%mais d'une manière plus modérée.

Les meilleures perspectives du marché immobilier ont soutenu la croissance de la demande de prêts hypothécaires, tandis que la confiance des consommateurs a eu un impact négatif. Pour les crédits à la consommation et autres prêts aux familles, on observe cependant une légère baisse de la demande, avec un solde net de -2%après une forte stabilité au troisième trimestre.

La baisse de confiance des familles a freiné la demande de crédit à la consommation, malgré la contribution toujours positive du niveau des taux d'intérêt. Pour le premier trimestre de 2026les institutions s’attendent à une nette augmentation de la demande de prêts de la part des entreprises et des familles.

Accès au financement de gros et d’origination

Au quatrième trimestre de 2025les banques font état d’une légère détérioration de l’accès au financement de détail et aux marchés monétaires. En revanche, l’accès au financement par l’émission de titres de créance et de titrisation s’améliore.

Pour les trois prochains mois, les intermédiaires s'attendent à des conditions de financement sensiblement stables, avec un léger nouvel assouplissement attendu pour le financement par titres de créance. Par ailleurs, il n’y a aucun signe de tensions aiguës sur le front de la liquidité.

Effet de la réglementation, de la surveillance et des prêts non performants

En réponse aux nouvelles mesures réglementaires ou de surveillance, les banques déclarent avoir augmenté leur capital et leurs stocks d'actifs liquides en termes nets. Dans le même temps, ils signalent une réduction temporaire des actifs pondérés en fonction des risques.

Ces mesures ont eu un impact sur le durcissement des critères d'octroi de crédit dans toutes les principales catégories de prêts, un nouveau resserrement net étant attendu pour le 2026. Par ailleurs, les intermédiaires signalent un léger effet restrictif des ratios NPL et autres indicateurs de qualité de crédit sur leurs standards au quatrième trimestre 2018. 2025.

Dans ce contexte, la perception et l’aversion au risque apparaissent comme des facteurs prédominants. Pour le premier trimestre de 2026les institutions s’attendent à un léger nouveau resserrement des prêts aux entreprises et aux crédits à la consommation, alors qu’elles s’attendent à un impact sensiblement neutre sur les prêts hypothécaires résidentiels.

Secteurs économiques les plus touchés par la crise

Dans la seconde moitié de 2025les normes de crédit se sont durcies dans les secteurs de la construction, du commerce de gros et de détail, de l’industrie manufacturière à forte intensité énergétique et de l’immobilier commercial. Cependant, la contraction la plus prononcée est observée dans la production de véhicules automobiles.

Dans l’ensemble, le resserrement reste modéré dans l’ensemble du secteur manufacturier, alors qu’aucun resserrement net, ou seulement limité, n’est observé dans les services non financiers autres que l’immobilier commercial. Les banques signalent une augmentation de la demande de prêts dans les services non financiers autres que l'immobilier commercial.

Dans les autres secteurs économiques, la demande de crédit est restée inchangée ou a légèrement diminué au second semestre 2025. Pour la première moitié de 2026les institutions prévoient un nouveau durcissement ou le maintien des critères à des niveaux déjà restrictifs pour les principaux secteurs, avec une augmentation attendue de la demande de prêts dans la plupart des secteurs.

Les exceptions sont l’industrie automobile, le commerce de gros et de détail et l’immobilier commercial, où les banques s’attendent à une demande de crédit stagnante ou en légère baisse. Par ailleurs, les différences entre secteurs suggèrent une orientation prudentielle ciblée.

Impact des politiques commerciales et incertitude

Une nouvelle question d'enquête sur les effets des changements de politiques commerciales et l'incertitude qui y est associée montre que près de la moitié des banques interrogées considèrent que leur exposition à ces risques est importante. Ce facteur a contribué au resserrement des critères de crédit en raison d'une réduction de la tolérance au risque.

Selon les instituts, les tensions sur le front commercial international ont également freiné la demande de prêts des entreprises. Pour le 2026les banques s’attendent à un impact d’une ampleur similaire, avec des effets à la fois sur l’évaluation des risques et sur la propension à financer de nouveaux projets.

Méthodologie et échantillon de l’enquête

L'enquête trimestrielle sur les prêts bancaires a été élaborée parEurosystème améliorer la compréhension du comportement des banques de la zone euro en matière d'offre de crédit. Les résultats publiés en janvier 2026 se réfèrent aux évolutions observées au quatrième trimestre 2025 et les évolutions attendues pour le premier trimestre 2026sauf indication contraire.

L'enquête de janvier 2026 a été menée entre 15 décembre 2025 et le 13 janvier 2026 sur un échantillon de 153 banques de la zone euro, avec un taux de réponse de 100%. En outre, l'enquête fournit le cadre pour interpréter les données sur le crédit et l'activité économique dans le bloc monétaire.

Graphiques de référence

Le graphique 1 illustre l'évolution des critères d'octroi de prêts ou de lignes de crédit aux entreprises et les facteurs qui ont contribué à ces mouvements, exprimés en pourcentages nets de banques déclarant un resserrement.

Le graphique 2 montre plutôt l’évolution de la demande de prêts ou de lignes de crédit par les entreprises et ses principaux moteurs, toujours en termes de pourcentages nets d’institutions déclarant une augmentation de la demande. Les deux graphiques sont basés sur des données de BCE BLS.

Globalement, l'enquête confirme une phase de prudence dans le système bancaire de la zone euro, avec des critères plus stricts notamment pour les crédits aux entreprises et à la consommation, face à une demande de financement toujours croissante mais plus sélective.

Voir l’article original en italien

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