- Les députés britanniques font pression pour interdire les dons politiques cryptographiques en raison des risques de transparence et d’ingérence étrangère.
- Le gouvernement reconnaît ses inquiétudes mais affirme qu'une interdiction pourrait ne pas être prête à temps.
Un groupe de sept hauts députés travaillistes demandent au Premier ministre Keir Starmer d’interdire les dons de cryptomonnaies aux partis politiques et souhaitent que cette interdiction soit incluse dans le projet de loi électoral britannique qui devrait être présenté avant les élections locales de 2026. Ils font valoir que les dons de cryptomonnaies constituent un risque sérieux pour la démocratie.
Trois risques qui conduisent à interdire les dons politiques cryptographiques
Les députés affirment que les dons cryptographiques créent trois problèmes majeurs.
- Manque de transparence : la crypto-monnaie peut cacher l’expéditeur de l’argent, et il serait très difficile de savoir qui fait le don aux politiciens.
- Risque d’ingérence étrangère : les élections pourraient être influencées par des donateurs cachés, notamment des acteurs étrangers et des sources illégales, sans que les électeurs ou les régulateurs puissent le voir, ce qui enfreint les règles normales de financement politique.
- Il est facile d’échapper aux limites de dons – La crypto peut être divisée en de nombreux petits paiements inférieurs aux seuils de divulgation.
Le gouvernement britannique reconnaît les risques mais déclare officiellement que l'interdiction complète pourrait être trop complexe pour être mise en œuvre immédiatement. En conséquence, l’interdiction pourrait ne pas être incluse dans le prochain projet de loi électorale. Ainsi, même si les ministres et les députés acceptent le danger, ils avancent lentement.
Le débat s’intensifie maintenant car Reform UK est devenu le premier parti politique britannique à accepter les dons cryptographiques. Les choses deviennent plus sérieuses lorsqu'il est révélé que Reform UK a reçu un don de 9 millions de livres sterling d'un investisseur en crypto-monnaie en monnaie fiduciaire traditionnelle, et non en crypto. Cela a incité les législateurs à craindre que la richesse cryptographique n’entre en politique.
La principale raison de ce débat ne concerne pas la technologie cryptographique mais l’instauration de la confiance dans les élections. Ces législateurs pourraient craindre que la cryptographie ne porte atteinte aux règles politiques et financières, et que les électeurs ne sachent pas qui soutient les partis politiques. C'est pourquoi les députés travaillistes réclament une interdiction complète, et le soutien à cette interdiction dépasse largement les députés travaillistes.
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