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Cette année 2025 a été marquée par un énorme élan pour le marché des matières premières, avec des hausses gigantesques de l’or et de l’argent. Le cuivre se démarque également dans ce groupe, qui a connu un rebond significatif, avec +36% depuis le début de l'année. Toutefois, ce n’est pas fini pour le métal rouge, selon un récent rapport des stratèges de Citi.
Les analystes assurent que le cuivre prolongera sa performance positive jusqu'en 2026 prochain, à mesure que les conditions s'amélioreront pour cet actif. Dans un ouvrage cité par CNBC, les experts soulignent qu'il existe deux facteurs d'un poids énorme qui déterminent la vision haussière de cette matière première.
Le premier d’entre eux est la thésaurisation accélérée des réserves mondiales aux États-Unis. La demande dans ce pays nord-américain est tirée par le besoin de ce métal dans la création de centres de données pour le secteur de l'intelligence artificielle (IA). La création de ces infrastructures nécessite d'énormes quantités de cuivre pour le câblage, la transmission d'énergie et l'infrastructure de refroidissement.
Le deuxième facteur important est la sécheresse de l’activité minière. De nombreuses entreprises du secteur ont revu à la baisse leurs prévisions d’extraction pour 2026, ce qui ajoute à la pression sur l’offre. Ce deuxième facteur est essentiel, car il motiverait des achats plus importants aux États-Unis avant que la Chine (curieusement en retard dans cette demande) ne se lance pleinement dans les achats de cette ressource.

Quelles seront les dimensions de l’éventuel rallye du cuivre ?
Pour l’instant, il n’y a aucune certitude quant à l’ampleur de l’éventuel rallye du cuivre projeté par Citi. Selon ces analystes, le métal atteindrait 13 000 dollars la tonne début 2026. Pour le deuxième trimestre, ils n'excluent pas qu'il puisse atteindre 15 000 dollars. Les experts cités sur le même portail conviennent que la pression de la demande américaine sera décisive pour la hausse.
Par exemple, Andrew Glass, PDG d’Avatar Commodities, souligne que la thésaurisation américaine continuera à éroder la disponibilité mondiale. Selon lui, la dynamique actuelle des prix représente une distorsion très irrégulière de ce métal. Cette dernière conséquence du fait que les achats ne coïncident pas complètement avec les besoins industriels, mais plutôt avec la crainte des tarifs douaniers de Donald Trump.
En termes simples, les entreprises américaines ont accéléré leurs achats en prévision d’éventuels droits de douane sur l’approvisionnement en cuivre des ports américains. Quoi qu’il en soit, le prix du cuivre entrera sûrement dans une nouvelle hausse, ce qui nuira à divers secteurs de l’économie mondiale.
En particulier, les secteurs liés à l’énergie pourraient connaître une baisse drastique de leurs marges. Cette dernière suite à une dépense supplémentaire massive pour couvrir les coûts de ses achats de cuivre. D'une manière générale, le rallye du cuivre sera positif pour les entreprises du secteur, mais il provoquera également des chocs qui généreront des problèmes dans divers domaines industriels.
L’autre facteur de cette équation, la baisse attendue de l’extraction, est un autre élément à prendre en considération. Si la demande américaine en matière de droits de douane peut être considérée comme une inflation artificielle des prix, les pénuries de production créent un équilibre. Fondamentalement, une forte baisse de la production minière pourrait générer des hausses organiques des prix.
Selon les données du London Metal Exchange (LME), les réserves de cuivre disponibles sur cette bourse s'élèvent actuellement à environ 165 000 tonnes. Parmi eux, quelque 66 650 tonnes sont destinées à être livrées. Parallèlement, les approvisionnements sont à -40% par rapport à ceux disponibles en début d'année.
De son côté, Deutsche Bank souligne que 2025 a été une année de perturbations pour la production. Cette dernière entraîne une révision à la baisse des prévisions d’extraction de cuivre pour l’année prochaine.
Au cours de la semaine dernière, indique la banque, de nombreux producteurs ont mis à jour leurs guides de production. Celles-ci reflètent l’attente d’une réduction de la production de cuivre de 300 000 tonnes d’ici 2026. De manière générale, la production en 2026 ne dépassera pas 870 000 tonnes, selon Deutsche Bank et Río Tinto. Ce dernier cité par Reuters.
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