
L'activité publicitaire de Google Italie ralentit : En 2023, la société a enregistré une baisse de 12,6% par rapport à 2022, soit 669 millions. Les revenus des activités de marketing en faveur de Google Ireland se sont améliorés, atteignant 74,9 millions contre 49,9 millions auparavant. Quant au chiffre d'affaires des activités de R&D pour Google USA, il est passé à 12,5 millions (précédemment 8,4%). Les bénéfices ont augmenté à plus de 25 millions contre les 22 enregistrés en 2022 et l'actif net à 122 millions (97 millions l'année précédente).
Excellente performance pour Google Cloud Italie qui clôture l'année 2023 avec une forte croissance du chiffre d'affaires (+50%) à 319 millions et un bénéfice de 4,5 millions.
La Cour européenne annule l'amende de Bruxelles
Entre-temps, la Cour de justice de l'UE, tout en confirmant la plupart des conclusions de la Commission européenne, annule la décision par laquelle la Commission a imposé Google une amende de près de 1,5 milliard d'euros, arguant notamment que l'amende n'avait pas pris en compte toutes les circonstances pertinentes dans son appréciation de la durée des clauses contractuelles que la Commission avait jugées abusives. Depuis 2003, Google exploite une plateforme publicitaire appelée AdSense. Google a développé à cet effet divers services, dont notamment un service d'intermédiation publicitaire en ligne appelé AdSense for Search ('AFS'). AFS permettait aux éditeurs de sites Internet contenant des moteurs de recherche intégrés d'afficher des publicités liées aux requêtes en ligne que les utilisateurs pouvaient envoyer sur ces sites Internet. De cette manière, les éditeurs pouvaient recevoir une part des revenus générés par l'affichage de ces publicités. Pour utiliser AFS, les éditeurs qui généraient des revenus suffisants pouvaient, entre autres, négocier avec Google un 'Google Accord de services (« Gsa »). Cependant, le Gsa contenait des clauses qui limitaient ou interdisaient l'affichage de publicités de services concurrents des Afs. En 2010, une première entreprise allemande a déposé une plainte auprès de l'Office fédéral allemand des ententes, qui a été transmise à la Commission européenne. Entre 2011 et 2017, d'autres entreprises, dont Microsoft, Expedia et Deutsche Telekom, ont déposé des plaintes supplémentaires. (Suite).
L'enquête de la Commission européenne
En 2016, la Commission a engagé une procédure concernant trois clauses des accords GSA (appelées dans l’arrêt « clause d’exclusivité », « clause de placement » et « clause d’autorisation préalable »). Elle a indiqué que ces clauses pouvaient exclure les services concurrents d’AFS. En septembre 2016, Google supprimé ou modifié ces clauses. En mars 2019, la Commission a constaté que Google avait commis trois infractions distinctes qui constituaient ensemble une infraction unique et continue, de janvier 2006 à septembre 2016. Il a imposé Google une amende de 1 494 459 000 €, dont 130 135 475 € conjointement avec sa société mère Alphabet.
Par son arrêt d'aujourd'hui, le Tribunal, après avoir confirmé la plupart des constatations de la Commission, conclut que celle-ci a commis une erreur dans son appréciation de la durée des clauses litigieuses, ainsi que du marché couvert par celles-ci en 2016. Il s'ensuit que, selon le Tribunal, la Commission n'a pas démontré que les trois clauses qu'elle avait identifiées constituaient chacune un abus de position dominante et constituaient ensemble une infraction unique et continue à l'article 102 TFUE. Le Tribunal annule la décision de la Commission dans son intégralité.
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