Quatre hommes arrêtés en Ukraine après s'être fait passer pour de faux policiers dans le cadre d'un vol de 250 000 USDT

Quatre hommes arrêtés en Ukraine après s'être fait passer pour de faux policiers dans le cadre d'un vol de 250 000 USDT

Résumé complet :

  • La police ukrainienne a arrêté un groupe de quatre individus pour avoir extorqué 250 000 USDT à un jeune entrepreneur
  • Les suspects se sont fait passer pour des agents des forces de l'ordre et ont menacé la victime de fausses accusations de trahison.
  • La victime a transféré 250 000 USDT (plus de 10 millions UAH) aux extorqueurs
  • La police a effectué des perquisitions et saisi des preuves, notamment de fausses cartes d'identité, des voitures et de l'argent liquide.
  • Les suspects risquent jusqu'à 12 ans de prison s'ils sont reconnus coupables

Les autorités ukrainiennes ont appréhendé quatre individus impliqués dans un système d'extorsion élaboré qui a escroqué un jeune entrepreneur de 250 000 $ en Tether (USDT).

L'incident, survenu en mai 2024, met en évidence les défis permanents auxquels sont confrontées les forces de l'ordre dans la lutte contre les activités criminelles liées à la cryptographie.

La victime, un jeune homme de 20 ans fondateur d'une entreprise en ligne, a signalé à la police avoir été approché par des individus se faisant passer pour des agents des forces de l'ordre.

Ces imposteurs ont présenté des accusations fabriquées, alléguant que l'entrepreneur avait collaboré avec la Russie. Ils ont menacé la victime d'emprisonnement prolongé pour un cas fictif de trahison, l'intimidant ainsi pour qu'elle obéisse.

Les extorqueurs ont proposé de « résoudre le problème » en échange d’une somme conséquente de 250 000 dollars. Sous la contrainte, la victime a transféré 250 000 USDT vers un portefeuille de cryptomonnaies contrôlé par les criminels.

Ce montant équivaut à plus de 10 millions de hryvnias ukrainiennes (UAH), ce qui représente une perte importante pour le jeune homme d’affaires.

Après avoir reçu les fonds, les malfaiteurs ont procédé au retrait des fonds détournés par le biais d’un service d’échange de cryptomonnaies. Cette conversion rapide d’actifs numériques en monnaie fiduciaire est une tactique courante utilisée par les criminels pour brouiller la piste des fonds volés.

La cyberpolice ukrainienne, en collaboration avec le Département de sécurité intérieure de la police nationale, a lancé une enquête sur l'incident.

Grâce à la criminalistique numérique, ils ont pu retracer le mouvement des crypto-actifs de la victime aux suspects. Ces preuves numériques se sont révélées cruciales pour identifier et localiser les criminels.

Au fil de l’enquête, il est apparu clairement que les extorqueurs n’avaient aucun lien avec les forces de l’ordre. Leur stratagème élaboré avait pour seul but d’intimider et de frauder leur cible.

Dans le cadre d'un effort coordonné, les forces de l'ordre ont mené des perquisitions simultanées à Kiev, dans la région de Kiev et dans la région de Tcherkassy. Ces opérations ont ciblé les résidences, les véhicules et les membres des familles des suspects.

Lors des perquisitions, les autorités ont saisi divers objets compromettants, notamment des cartes bancaires, du matériel informatique, des téléphones portables et des voitures de luxe.

Ils ont également découvert de fausses cartes d'identité de membres de groupes de protection de la presse et de l'ordre public, des munitions et une importante somme d'argent liquide totalisant près de 7 000 $ et plus de 63 000 UAH.

Les quatre suspects, tous résidents de la capitale et de la région de Kiev, ont été formellement inculpés en vertu de la partie 4 de l'article 189 (extorsion) du Code pénal ukrainien. S'ils sont reconnus coupables, ils risquent de lourdes peines, notamment jusqu'à 12 ans de prison avec confiscation de leurs biens.

Selon la dernière mise à jour, le tribunal est en train de décider des mesures préventives à prendre pour les suspects, la détention étant la principale considération.

L'enquête se poursuit et les autorités s'efforcent de vérifier l'implication potentielle du groupe dans d'autres crimes similaires et d'identifier d'éventuels complices.

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