Digital Services Act, l'UE fait pression sur Meta

Digital Services Act, l'UE fait pression sur Meta

L'UE insiste avec Meta. La Commission a demandé à l'entreprise davantage d'informations sur les mesures qu'elle a mises en place pour remédier au manque d'accès aux données publiques et à l'absence d'outil de surveillance des élections, ce qui a conduit à l'ouverture d'une enquête fin avril.

Les exigences de Bruxelles

Bruxelles insiste désormais sur sa demande et veut que la maison mère de Facebook, Instagram ou Whatsapp explique quelles mesures elle a prises pour remplir ses obligations de permettre l'accès aux données publiques dans l'interface en ligne de Facebook et Instagram et sur ses projets de disposer d'un outil indépendant de surveillance des élections et du discours public.

En particulier, il s'interroge sur la bibliothèque de contenu et l'interface de programmation d'application de Moitiéy compris des éléments tels que les critères d'éligibilité, le processus de candidature, les données accessibles et les fonctionnalités. La demande fait partie de l'enquête sur la gestion par Moitié de contenus politiques trompeurs et de désinformation étrangère à l’occasion des élections européennes du 6 au 9 juin.

Focus sur les élections

L'exécutif européen a également mis l'accent sur l'absence d'outil de surveillance des élections, autant de points sur lesquels la Commission européenne enquête actuellement. En réponse aux inquiétudes de Bruxelles, Moitié a mis en place de nouvelles fonctionnalités de CrowdTangle, l'outil de suivi, d'analyse et de reporting de ce qui se passe sur les réseaux sociaux, à savoir 27 tableaux, chacun pour chaque État membre, pour suivre les élections européennes en temps réel.

Ces fonctionnalités ont cependant été abandonnées, revenant ainsi à la situation initiale qui avait suscité les critiques de l'exécutif européen. Le géant de la technologie a désormais jusqu'au 6 septembre pour répondre aux doutes soulevés par Bruxelles.

Après cela, la Commission européenne pourrait adopter des mesures temporaires si elle considère qu’elle n’a pas rempli ses obligations ou ses engagements acceptés. Moitié pour corriger les lacunes signalées. Si Moitié fournit des informations inexactes, incomplètes ou trompeuses en réponse à une demande d'information, Bruxelles a le pouvoir d'imposer des amendes et peut imposer une astreinte journalière si l'entreprise ne répond pas aux demandes.

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