Le Parlement européen adopte une loi de sanctions incluant la cryptographie, visant à combler les lacunes dans 27 États

Le Parlement européen adopte une loi de sanctions incluant la cryptographie, visant à combler les lacunes dans 27 États

Afin de renforcer la procédure d’application des sanctions, le Parlement européen a voté en faveur de la mise en œuvre d’un nouvel ensemble de règles s’étendant aux actifs cryptographiques. Cette législation vise à normaliser l’application des sanctions dans les 27 États membres de l’Union européenne, en comblant les disparités existantes et en comblant les lacunes qui ont affecté l’efficacité des sanctions de l’UE.

L’UE comble les failles de la cryptographie

Mardi, le Parlement européen a adopté une nouvelle série de réglementations visant à renforcer l’application des sanctions contre les violations, notamment celles impliquant les crypto-monnaies. Les législateurs des 27 États membres de l’Union européenne ont manifesté un fort soutien aux mesures, avec 543 voix pour, 45 contre et 27 abstentions. Cette avancée législative a été motivée par l’invasion de l’Ukraine par la Russie et par les inquiétudes croissantes quant au contournement des sanctions financières de l’UE contre la Russie.

Cette initiative vise à éliminer les incohérences qui ont affecté les efforts de l’UE pour appliquer efficacement les sanctions. Traditionnellement, même si l’UE a le pouvoir d’adopter des sanctions au niveau européen, la responsabilité de faire appliquer ces sanctions incombe à chaque État membre. Cet arrangement a conduit à une mosaïque de pratiques d’application, avec des variations significatives dans les définitions des violations des sanctions et des sanctions associées.

L’incohérence dans l’application a non seulement rendu les sanctions moins efficaces, mais a également créé des opportunités pour les entités d’exploiter ces lacunes, en particulier dans les transactions cryptographiques et les transferts d’actifs. En introduisant des définitions uniformes des violations et en normalisant les pratiques d’application des sanctions, l’UE vise à renforcer sa position contre ceux qui tentent de contourner les sanctions.

Cela inclut des mesures visant à ne pas geler les fonds, à ne pas violer les interdictions de voyager, à transférer des fonds à des personnes sanctionnées ou à s’engager dans des affaires avec des entités publiques de pays sous sanctions.

L’UE continue de suivre les activités illégales de cryptographie

L’inclusion des crypto-actifs dans le régime de sanctions de l’UE vise à s’adapter aux progrès technologiques, bloquant ainsi les possibilités d’évasion des sanctions. Après l’approbation du Parlement européen, la législation attend l’approbation du Conseil.

En janvier 2024, les responsables de l’Union européenne se sont mis d’accord provisoirement sur les éléments d’un cadre réglementaire étendu pour lutter contre le blanchiment d’argent, obligeant chaque entreprise de crypto-monnaie à faire preuve de diligence raisonnable à l’égard de ses clients. Le règlement anti-blanchiment d’argent (AMLR) représente une initiative de grande envergure visant à contrecarrer l’évasion des sanctions et le blanchiment d’argent, en introduisant un ensemble de règles unifiées et en établissant un organe de surveillance doté de responsabilités de surveillance du secteur des cryptomonnaies.

Cela montre l’approche robuste du gouvernement européen en matière de réglementation de l’utilisation des crypto-monnaies. Bien que les cryptomonnaies restent légales au sein de l’UE, les autorités prennent des mesures pour garantir que les investisseurs opèrent dans un cadre réglementé et gèrent leurs actifs sous surveillance afin de prévenir toute activité illicite.

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