OpenAI et Microsoft font face à un nouveau procès pour violation du droit d’auteur intenté par les auteurs

OpenAI et Microsoft font face à un nouveau procès pour violation du droit d’auteur intenté par les auteurs

Les auteurs de non-fiction Nicholas Basbanes et Nicholas Gage ont intenté un recours collectif contre Microsoft et OpenAI, les accusant de violation du droit d’auteur pour leur utilisation d’œuvres littéraires dans la formation en IA.

L’action en justice, déposée devant un tribunal fédéral de Manhattan, est la dernière d’une série de poursuites contestant la pratique de l’industrie de l’IA consistant à utiliser le contenu créatif existant.

OpenAI a annoncé qu’elle envisageait de créer un fonds de 5 millions de dollars pour rémunérer les personnes qui utilisent leur travail grâce à l’IA. Cependant, les innombrables poursuites contre l’entreprise visent un montant nettement plus élevé.

Dernier procès

Les auteurs, connus pour leurs réalisations dans le domaine du journalisme et de la non-fiction, affirment que Microsoft et OpenAI ont utilisé leur matériel protégé par le droit d’auteur pour former de grands modèles de langage, notamment ChatGPT, sans autorisation.

Cette action en justice fait suite à des poursuites similaires intentées par d’autres auteurs, tels que George RR Martin et Jonathan Franzen, soulignant une inquiétude croissante au sein de la communauté littéraire quant à l’utilisation de leurs œuvres par l’IA.

Les deux auteurs réclament jusqu’à 150 000 dollars de dommages et intérêts pour chaque œuvre violée, ce qui, selon le nombre d’œuvres, pourrait porter les indemnisations à plusieurs millions. Le procès vise également à représenter un groupe plus large d’auteurs et de créateurs. Cela pourrait considérablement élargir la portée de la bataille juridique, impliquant des milliers de personnes supplémentaires.

Procès du New York Times

Ajoutant à la pression juridique, le New York Times a lancé une action en justice distincte contre Microsoft et OpenAI. Le journal affirme que son contenu journalistique a été utilisé sans autorisation pour former de grands modèles linguistiques.

Le procès du New York Times marque une escalade dans l’attention croissante portée à la manière dont les géants de la technologie exploitent la propriété intellectuelle pour alimenter les algorithmes d’IA. Cette action en justice intentée par l’une des agences de presse les plus importantes au monde met en évidence l’ampleur potentielle du problème, car il pourrait impliquer un large éventail de contenus protégés par le droit d’auteur utilisés dans la formation en IA.

Le New York Times demande des dommages-intérêts et une ordonnance pour que les entreprises cessent d’utiliser son contenu pour former des modèles d’IA et détruisent toutes les données déjà collectées. Le journal n’a pas précisé de montant exact mais estime que l’infraction pourrait s’élever à des milliards de dollars de dommages.

OpenAI et Microsoft ont défendu leur utilisation d’œuvres protégées par le droit d’auteur pour la formation en IA en la qualifiant d’« utilisation équitable », une doctrine juridique autorisant l’utilisation sans licence de matériel protégé par le droit d’auteur sous certaines conditions.

Cependant, le New York Times affirme que l’utilisation de son contenu par les entreprises n’a pas d’effet transformateur et est en concurrence directe avec le journal, ce qui pourrait réduire le trafic et avoir un impact sur les revenus publicitaires et d’abonnement.

Le procès met également en évidence des cas où les chatbots OpenAI et Microsoft ont fourni aux utilisateurs des extraits quasi textuels d’articles du New York Times. Le journal a exprimé ses inquiétudes quant à l’impact de cette pratique sur un journalisme de haute qualité et à la difficulté qu’elle crée pour les lecteurs de distinguer les faits de la fiction, y compris dans les cas où la technologie de l’IA attribue faussement des informations au journal.

OpenAI s’est déclaré surpris et déçu par le procès, notant que les discussions en cours avec le journal progressaient de manière constructive. Microsoft n’a pas encore abordé le problème dans une déclaration publique.

Voir l’article original en anglais