
Un consortium de banques, de fintechs et de sociétés de blockchain nigérianes développe le premier stablecoin Naira réglementé, cNGN.
Le nouveau stablecoin cNGN sera un stablecoin Naira conforme et réglementé basé sur un consortium. Le cNGN sera rattaché à 1:1 au NGN, mais contrairement aux versions précédentes de stablecoin, il appartiendra aux banques nigérianes et aura cours légal.
Selon des sources de Forbes, le lancement est prévu pour 2024.
Contrairement aux versions précédentes, cNGN sera une crypto-monnaie – comme les autres pièces stables – et non une CBDC. En outre, la pièce sera gérée par le consortium et détenue par ses banques.
« Néanmoins, il reste encore de nombreuses inconnues concernant le cNGN qui devront être clarifiées par le consortium, comme la blockchain qu’il utilisera et les applications et services prévus pour les consommateurs. »
Forbes
Il est à noter qu’il y a à peine un jour, les transactions avec des crypto-monnaies étaient autorisées au Nigeria. Les règles précédentes introduites par la Banque centrale du pays en février 2021 interdisaient aux établissements de crédit d’effectuer des transactions liées aux cryptomonnaies. La levée de l’interdiction découle de la compréhension du fait que les crypto-monnaies jouent un rôle important dans les systèmes financiers mondiaux et que leur utilisation au Nigeria est inévitable.
Le Nigeria a déjà fait plusieurs tentatives pour passer à une monnaie numérique. En 2012, le Nigeria a introduit sa politique sans numéraire en partant du principe que l’abandon des espèces rendrait son système de paiement plus efficace, réduirait le coût des services bancaires et améliorerait l’efficacité de la politique monétaire.
Cependant, le taux d’adoption du prédécesseur de cNGN, une CBDC appelée eNaira, est faible depuis son lancement le 25 octobre 2021, malgré le fait que près de 40 millions de personnes dans le pays ont besoin d’un compte bancaire. La banque centrale du Nigeria a eu du mal à convaincre les citoyens d’utiliser la CBDC, mais la monnaie numérique n’a attiré qu’un citoyen sur 200.
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